Excellente année à tous, ceux qui me lisez depuis dix ans et les autres qui ne manqueront pas d'arriver !

L'équipe de Canal blog a créé Blook Up, la possibilité de réaliser le livre de votre blog. Ce que j'ai fait avec plaisir car c'était un souhait de ma part de garder une trace du travail de dix années et des histoires qu'il contenait. 

Dès qu'il paraîtra, je scannerai la couverture et vous ferai part de mon avis sur cette réalisation.

Voilà donc que s'ouvre cette Brafa 2017 qui fête ses 60 ans. J'ai trouvé la présentation particulièrement soignée, le contenu absolument magnifique.

J'ai revu beaucoup de mes peintres préférés, Chagall, Dufy, Renoir, Degas, Buffet, Léger, Picasso et tant d'autres et j'ai tenté de repérer des oeuvres un peu inhabituelles ou dont je n'ai encore pas parlé. Certains tableaux m'ont rappelé le très beau travail de mon gendre, Laurent Dierick aussi je le mentionnerai et apporterai quelques éléments nouveaux de son travail actuel.

Je commence ici la visite de la Galerie Mathivet (Paris) qui présentait un ensemble de meubles design de qualité avec des tableaux de peintres aborigènes dont Tommy Watson. Ici le tableau de droite était exposé.

"Tommy Yannima Pikarli Watson was born around 1935 west of the community of Irrunytju, also known as Wingellina, in Western Australia, near the junction of its border with the Northern Territory and South Australia.

Tommy Watson is a senior Pitjantjatara elder and Law man of Karima skin group. His given names of Yannima and Pikarli relate to specific sites near Anumarapiti, located 75 Kilometers West of the small community of Irrunytju (near the tri-state border of Western Australia, South Australia and The Northern Territory). Tommy unfortunately has no recollection of his mother who died during his infancy; however he does remember his father who also unfortunately died when Tommy was about eight years old. Tommy subsequently went to live with his father's brother who then sadly died two years later. Following this series of unfortunate deaths within his family Tommy was then adopted by Nicodemus Watson, his father's first cousin. It was at this point that Tommy went to live at Ernabella Mission, and decided to take the surname Watson in addition to his Aboriginal birth name thus becoming Tommy Yannima Pikarli Watson.

Nicodemus Watson proved to be a strong father figure, teaching a young Tommy the traditional skills of hunting and gathering required to lead a nomadic existence in the harsh terrain of the Australian desert. They traveled great distances from Ernabella through the Musgrave Ranges and onwards toward the Petersham Ranges. Tommy learned key skills required for survival in such a hostile climate including, but not limited to, the fashioning of tools and weapons from trees using burning coals, how and what to hunt, and most importantly how and where to find water. In this harsh and ancient country, under the guidance of his adopted father Nicodemus Watson, Tommy gained a deep understanding of his physical environment and its relationship to his own ancestral stories. To the Aboriginal peoples of Australia these ancestral stories are collectively known as Tjukurrpa,

Tommy Watson's first contact with white Australians was when he was sent to school at the Ernabella Mission which opened in 1940. Tommy was not at Ernabella for long before he was taken back to his community to be initiated. Tommy Watson's upbringing is similar to that of many Indigenous people born around the same time, from that point forward living a traditional nomadic existence until his early teens and working as a stockman and labourer. During his time working at Papunya he met the school teacher Geoffrey Bardon who was pivotal in supporting the developing Aboriginal Art movement."P1130837

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Tommy_Watson_2013 Tommy Watson ! 

Je suis fan de peinture aborigène et je trouve qu'un très grand tableau dans une belle pièce donne une présence assez calme. Bon, ici, j'avoue que les couleurs sont fortes mais ce n'est pas toujours le cas, les aborigènes utilisant souvent les couleurs de la terre.

Mon second arrêt a été chez la Phoenix Ancient Art - Young Collectors. paa@phoenixancientart.com - Genève +41 22 318 80 10

J'y ai vu un masque de momie égyptien de toute beauté, de l'Epoque Ptolémaïque, IIe-Ier s. avant J.-C. Fait de cartonnage, stuc, feuille d'or et peinture. Dimension : environ 45x28x30 cm. Une oeuvre rare, une belle présence !

Ptolémaïque : "HIST. (Antiq. égyptienne). De(s) Ptolémée(s); relatif à la dynastie des Ptolémées (dynastie des Lagides qui régna sur l'Égypte du ives. au iers. avant notre ère), à l'histoire et à la civilisation de l'Égypte de cette période. L'Égypte, la période ptolémaïque; monnaie, temple ptolémaïque. Petrie explora, entre autres sites et toujours au Fayoum, celui de Gourob qui lui livra de nombreux cartonnages de momies ptolémaïques en 1889-1890 (L'Hist. et ses méth., 1961, p. 501)."

"Comme ses prédécesseurs, les masques en cartonnage de cette période étaient fabriqués en série, dans un moule avec de la pâte de papyrus ou en toile imprégnée de plâtre. Ils étaient ensuite repris individuellement et enduits de stuc, peints et dorés à la feuille ; parfois, ils étaient même ornés avec des incrustations."

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A ses côtés, un relief funéraire - Ancien Empire ) Période intermédiaire (fin du IIIe millénaire av. J.-C, en calcaire d'une dimension de 31x74,5 cm.

La civilisation égyptienne est née au IIIe millénaire avant J.-C et a brillé pendant 2000 ans. Elle est d'une importance primordiale : écriture très développée (hiéroglyphes), peinture (peintures murales) et sculpture.

"L’écriture hiéroglyphique égyptienne est figurative : les caractères qui la composent représentent en effet des objets divers, — naturels ou produits par l'homme —, tels que des plantes, des figures de dieux, d'humains et d'animaux... Les égyptologues y distinguent traditionnellement trois catégories de signes : les signes-mots (ou idéogrammes), qui désignent un objet ou, par métonymie, une action ; les signes phonétiques (ou phonogrammes), qui correspondent à une consonne isolée ou à une série de consonnes ; les déterminatifs, signes « muets » qui indiquent le champ lexical auquel appartient le mot."

Je continue ma visite en entrant dans le stand somptueux de la Fondation Roi Baudoin. Créée en 1976, à l'occasion du 25e anniversaire de règne du Roi Baudouin, il s'agit d'une fondation d'utilité publique indépendante et pluraliste. Elle veut contribuer à une société meilleure et a fondé le Centre de Philanthropie pour encourager la générosité et accompagner les projets de mécénat. Parmi ses domaines d'action, la sauvegarde, la transmission et la mise en valeur du patrimoine".

Une très belle mise en scène faite par les sculpteurs, serruriers Xavier et Monique Dumont-Calande. (xavier.dumont@scarlet.be)

Ici, une superbe fontaine de table Imari de la collection d'art asiatique du Compte de Looz-Corswarem. "La porcelaine d'Imari est un style de céramique japonaise réalisé dans l'ancienne province de Hizen. Jusqu'à la fin du xviiie siècle les porcelaines de la province sont regroupées et exportées depuis le port d'Imari."

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Au fond du stand, une grande profondeur de champ s'ouvre avec cette photo de l'étang de Boneffe (Eghezee) devant lequel figurait une collection de statuettes baroques en terre-cuite de Charles Van Herck.

Et pour terminer, j'aimais bien l'ambiance au sol créée par les sphères de métal qui me rappelait celle du Mucem à Marseille !

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Voici quelques peintures de  Laurent Dierick, artiste peintre de grand talent, qui actuellement prépare une très belle exposition de son nouveau et beau travail. C'est un artiste engagé qui s'exprime sur la violence de la politique avec son "Trump", la perversion du monde adulte face à celui de l'enfance pour les contes, l'industrialisation outrancière de l'alimentation etc... Vous le contacterez sur sa page Facebook Laurent Dierick et 777 ou sur son mail : bluedidius@hotmail.com


12801240_10208580552292378_6072617467469767978_n"The leg dream"   et "Mirror, Mirror"


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En pensant à lui, j'ai repéré quelques tableaux :

Ci-dessous, Charles Drybergh - Esope - 1965 - Beaucoup de mouvement dans ce personnage très sombre. Selon la légende : " Ésope était le plus laid de ses contemporains ; il avait la tête en pointe, le nez camard, le cou très court, les lèvres saillantes, le teint noir, d’où son nom qui signifie nègre ; ventru, cagneux, voûté, il surpassait en laideur le Thersite d’Homère ; mais, chose pire encore, il était lent à s’exprimer et sa parole était confuse et inarticulée" !

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Lucebert à la Die Galerie, à gauche "Giganten" 1990  huile sur toile et à droite,  "Geschwister" 1988

C'est un peintre néerlandais (Lubertus Jacobus Swaanswijk), poète et dessinateur (1924-1994) qui faisait partie du mouvement "Cobra"

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Je continue mon parcours par l'exposition de Jan Fabre. 

"Le Carnaval des Morts (La Famille Royale) est une nouvelle série de trente-neuf petits dessins au crayon créés pour BRAFA Art Fair. Il joue sur l'idée de la Belgique, les stéréotypes nationalistes, et la vitalité et de caractère typiquement flamande. Fabriqué avec une technique que Fabre utilise pour la première fois dans les années 1980, ces dessins sont des images existantes,  l'artiste ajoutant ou couvrant les détails. Les petites images immortalisées Roi Leopold III et Astrid de Suède, sur diverses occasions formelles, que Fabre réinterprète comme des moments surréalistes de célébration. Ils portent des masques, carnaval chapeaux, faux nez, des cornes et des vêtements aux couleurs vives. Il célèbre la mort dans le cadre de la vie elle-même, dans un carnaval de fantômes bizarres qui viennent à la vie alors que le code social est secoué."

Commissaire: Melania Rossi

Ces cartes postales étaient au départ des publicités pour des marques célèbres comme Côte d'Or. Jan Fabre y fait référence en se disant "le bon artiste belge" sur le fronton de l'exposition.P1130861

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"La magnifique cathédrale gothique Notre-Dame d'Anvers abrite huit Rubens majeurs, dont "La descente de croix". Pour la première fois depuis 120 ans, elle reçoit une nouvelle œuvre d’art, pérenne : une sculpture de Jan Fabre en bronze doré représentant un homme d’aujourd’hui, grandeur nature, en imperméable, avec la tête de Jan Fabre, tenant à bout de bras sur sa paume, en équilibre précaire, une grande croix dressée.

L’œuvre signifie-t-elle que chacun doit porter sa croix ? "Je veux inviter les gens, répond l’artiste, à la grandeur du doute et à la recherche du sens. Je suis fier que le doyen ait choisi cette sculpture qui s’adresse à tous, croyants comme non croyants. Une église, c’est peut-être la dernière place aujourd’hui qui échappe encore à l’omnipotence de l’économique et de la publicité, une place où on peut encore contempler. C’est essentiel après des chocs comme les attentats de Paris.""

 La Brafa donne la parole à 140 galeries ! C'est énorme ! Il faut pas moins de trois heures pour espérer en faire le tour.

Je poursuis donc ma visite avec Opera Gallery de Genève - 022 318 57 70 - damien@operagallery.com et les tableaux de Jean Dubuffet (1901-1985)

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Cette série faite en 1981 s'appelle 1/ Site avec 6 personnages 2/ Site avec 3 personnages et 3/ Site avec 3 personnages - Acrylique sur papier monté sur toile.

"Il est le premier théoricien d'un style d'art auquel il a donné le nom d'« art brut », des productions de marginaux ou de malades mentaux : peintures sculptures, calligraphies, dont il reconnaît s'être lui-même largement inspiré.

Le 20 octobre 1945, la première « exposition marquante » dans Paris libéré est celle de ses œuvres à la galerie Drouin alors qu'il n'est encore qu'un peintre inconnu, provoquant un véritable scandale. Il est aussi l’auteur de vigoureuses critiques de la culture dominante, notamment dans son essai Asphyxiante culture qui crée une polémique dans le monde de l'art. À l'occasion de la première exposition de sa collection d'art brut qu'il organise en 1949, il rédige un traité L'Art brut préféré aux arts culturels.

Officiellement propulsé sur le devant de la scène artistique par une rétrospective de quatre cents peintures, gouaches, dessins, sculptures qui a lieu au Musée des Arts décoratifs à Paris du 16 décembre 1960 au 25 février 1961, l'artiste français le plus contesté et le plus admiré de l'après-guerre crée l'événement de ce début d'année. Il devient l'inspirateur de nombreux artistes, adeptes de « l'art autre », variante de l'art brut, parmi lesquels Antoni Tàpies ainsi que des adeptes de la contestation artistique comme le groupe espagnol Equipo Cronica.

Son œuvre est composée de peintures, d'assemblages souvent qualifiés à tort de « collages », de sculptures et de monuments dont les plus spectaculaires font partie d'un ensemble, L'Hourloupe (1962-1974) ainsi que des architectures : la Closerie Falbala et la Villa Falbala . Il a fait l'objet de rétrospectives au Palais Grassi de Venise, au musée Solomon R. Guggenheim.

Sa collection personnelle, la Collection d'art brut qui regroupait depuis 1945 des artistes découverts dans les prisons, les asiles, des marginaux de toutes sortes, alors propriété de la Compagnie de l'art brut fondée en 1948, aurait dû rester à Paris. Mais les atermoiements de l'administration française ont poussé Dubuffet à accepter l'offre de la ville de Lausanne en Suisse, où la collection a été installée au château de Beaulieu et définitivement donnée."

L'Exposition bénéficie toujours d'une belle mise en scène soit dans les allées soit dans les stands.P1130843

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Et de l'art suspendu, en voici un autre modèle, celui exposé par la Galerie Marc Heiremans (Bruxelles) - www.marc-heiremans.com - 

Mobile “Birdfeeder”, pièce unique, 2016

Artistes :  Monica Guggisberg (°1955) & Philip Baldwin (°1947) installés au Pays de Galles (G.B)

Matériel : Verre soufflé et taillé.

Dimensions : H. 125 cm – L. 220 cm

 

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Voici maintenant mon coup de coeur pour un artiste majeur, orfèvre  : GOUDJI

De fait, j'avais découvert ce grand artiste lors d'une précédente Foire. J'avais longuement parlé avec le couple Gérard et Sophie Capazza, qui tiennent la galerie Capazza à Nançay en France, un lieu magnifiquement restauré, à découvrir absolument. Ils m'avaient offert le livre sur l'artiste ainsi que le DVD relatant la fête des 40 années d'exposition et de festivités à la Galerie, ce dont je les remercie vivement. Ils exposent les oeuvres de cet orfèvre et bien d'autres talents : www.galerie-capazza.com

"Derrière les murs, c’est un havre.
Aborder à ce port, c’est laisser derrière soi les grains et les tempêtes ordinaires, et même les mots et les phrases. C’est entrer dans un temps dilaté où ne compte que celui du regard, d’abord happé par l’espace entre la longue façade brune et le rectangle herbu toujours ras, planté de sculptures. Ainsi dépouillé ou lavé du quotidien, il est possible de franchir la porte. A parcourir les salles où les œuvres résonnent en soi, ou non, le temps aboli arrive. Le silence épouse la brique cirée, l’éclairage conduit le regard, les œuvres dialoguent entre elles, les pas s’arrêtent, contournent, s’écartent, la main voudrait esquisser une approche, l’œil caresse une surface, tente de comprendre la matière, rêve à partir d’un fragment. Les mots reviendront ensuite, sur place, sur le chemin du retour, par d’autres chemins."

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"Goudji naît en Géorgie. C'est à proximité des lieux où on situe le mythe de la Toison d'Or. Arrivé à Moscou, il y prend conscience de sa vocation d'orfèvre et, d'entrée de jeu, se heurte à un obstacle pour nous si surprenant que nous sommes tentés d'y voir plutôt un maléfice, un mauvais sort jeté par de méchants esprits : dans ce qui était alors l'Union Soviétique, l'or et l'argent ne pouvaient être traités qu'en usine, jamais par les particuliers. Pour forger sa première oeuvre, Goudji en est réduit à fondre deux cuillères héritées de son grand-père."

Voici quelques oeuvres exposées à la Galerie Capazza :"le grand bassin au protomé de taureau" "Méditation"

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"La grue du paradis"


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Exposés par la Galerie Claude Bernard - Paris 6e - Tél 01 43 26 97 07 - www.claude-bernard.com - galerie@claude-bernard.com

Ici, le "Maître des sables" 2017 - Cristal Rutile, serpentine bicolore, lapis-lazuli.

A droite le "Manucode à collier" cristal de roche fumé, amazonite, tourmaline, agathe, serpentine, onyx bicolore.

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"Le cheval de croupe de la reine" - agathe, jaspe, serpentine, sodalite, cristal rutine. 2017

 

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Et comme le dit si bien l'artiste "Ben" : Acrylic on canvas - 1976

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D'autres belles histoires sont à venir prochaînement : un reportage sur un village jurassien du Haut-Doubs typique : Grand-Combe Châteleu, pays des vacances de mon enfance.

Bonne lecture !