Empreinte de vie, une vie, une histoire, un livre !

jeudi 23 novembre 2017

Une touche d'humour pour effacer la grisaille de novembre !

Bonjour à tous,

En cette fin d'année où le soleil boude et où le taux d'humidité avoisine souvent les 95 %, j'ai pensé mettre un peu d'humour dans ce post avec des expressions décortiquées, trouvée dans  "Your magazine" page 90.

 

Les voici :

- Sur le fil du rasoir : situation instable, susceptible de faire basculer d'un côté non souhaité ;

- Refiler la patate chaude : se débarrasser sur quelqu'un d'autre d'une affaire embarrassante ;

- Rouler un patin : donner un baiser profond ;

- Le nerf de la guerre : l'argent ;

- Avoir un cadavre dans le placard : avoir dans son passé une affaire peu avouable ;

- Avoir la queue entre les jambes : être honteux, confus ;

- Couper l'herbe sous le pied : frustrer quelqu'un d'un avantage en le devançant ;

- Un pince-sans-rire : pratiquer l'humour à froid ;

- A la Saint-Glinglin : à une date hypothétique, voire jamais ;

- Manger les pissenlits par la racine : être mort et enterré ;

- Payer en monnaie de singe : payer en fausse monnaie, ne pas payer réellement ;

- Rouler des yeux de merlan frit : avoir un regard énamouré et ridicule ;

- Repartir comme en quarante : recommencer avec ardeur ;

- Etre le dindon de la farce : se faire avoir lors d'une affaire ;

- Des économies de bouts de chandelle : des économies dérisoires ;

- Comme un pet sur la toile cirée : très vite, précipitamment ;

- Faire flèche de tous bois : mettre tous les moyens en oeuvre pour réussir ;

- Ca va durer trois plombes : cela va durer longtemps ;

- Secret de polichinelle : faux secret, que tout le monde connaît ;

- Péter une durite : craquer, enrager brutalement ;

- Se tenir à carreau : s'efforcer de passer inaperçu ;

- Chier une pendule : ressasser toujours les mêmes déconvenues ;

- Faire chou blanc : ne pas réussir son coup ;

- L'avoir dans l'os : subir un échec ;

- Avoir un poil dans la main : être très paresseux ;

- Mettre la charrue avant les boeufs : aller trop vite en besogne ;

- Mener une vie de bâton de chaise : avoir une vie désordonnée ;

- Comme on fait son lit, on se couche : le succès dépend des moyens qu'on se donne pour réussir ;

- Tirer les marrons du feu : tirer avantage d'une situation pour soi-même ;

- C'est l'hôpital qui se fout de la charité : se moquer, chez un autre, d'un défaut qu'on a ;

- Ne pas avoir inventé le fil à couper le beurre : être très naïf ;

- Faut pas pousser mémé dans les orties : faut pas dépasser les limites ;

- A la mords-moi le noeud : mal fait, pas sérieux ;

- Faire le pied de grue : attendre debout à la même place pendant un certain temps.

- C'est de la daube : c'est de la mauvaise qualité ;

- Avoir la science infuse : prétendre tout savoir.

 

La langue française est riche et vous serez étonnés de constater que vous connaissez toutes ces expressions, même si certaines sont peu utilisées aujourd'hui !

Bonne lecture !

Posté par chrised à 12:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]


vendredi 22 septembre 2017

L'atelier de Sabine Hartwich, créatrice de bijoux à Wavre

 

Bonjour à vous tous,

 

J'ai cette chance d'avoir pour voisine Sabine Hartwich, créatrice de bijoux et son mari Christian, photographe, un couple charmant.

Partir au bout du monde pour faire de vraies rencontres a toujours été pour moi un moteur de joie et je me rends compte que, ici et maintenant, je suis entourée de gens passionnants !

Voici donc le travail de Sabine, suite à la conversation que nous avons eue par cette belle matinée d'automne.

Un atelier dans un cadre verdoyant

Son installation à Wavre, dans un lieu authentique avec un beau jardin lui donne envie de travailler de ses mains. Elle se “fait la main” en créant, testant, essayant de multiples voies dans la sculpture de différents matériaux : les fils d’argent et les plaques d’argent, les pierres précieuses, les perles, le bois précieux. "Les pierres et le bois ajoutent de la couleur au bijou".

Travail du bois et sciage au bocfil d'une plaque d'argent

atelier en été 1atelier en été 2

atelier en été 3

Ponçage des bois précieux : remarquez les jolies couleurs qui se mélangent !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle se passionne, évite les répétitions car la routine l’ennuie. Elle s’essaie à des techniques différentes pour créer de belles choses et trouver son style.

Ainsi naissent des beaux bijoux en matière naturelle, pièces uniques qui s’inscrivent dans un esprit de lutte contre l’industrialisation, les matières plastiques et autres, les surplus de fabrication que celles-ci génèrent, les pacotilles faites par les Chinois au laser, pour un retour à la nature qu’elle préfère.

“Un bijou ne doit pas être parfait mais bien fait” dit-elle. Certains portent de petites marques qui montrent qu’ils ont été faits artisanalement.

Ses projets

Elle réfléchit, dessine. Les problèmes, les énigmes techniques s’ajoutent et elle les dépasse petit à petit, en travaillant assidûment. Ce qui semble simple ne l’est pas du tout car aucune erreur n’est permise. “Il me faudra encore quelques années pour réaliser tous mes projets !” me confie-t’elle.

Elle aime chiner sur les brocantes des pièces de récupération qui l’inspire tout comme cette créatrice de bijoux, Pascale Monvoisin dont on peut découvrir son travail sur internet et dans les magazines. “C’est très fin et authentique”, me dit Sabine

Sabine aime ce qui a été fait dans les siècles précédents. Elle a le projet de créer une pièce avec de la fourrure, petites pièces de vison récupérées dans le but d’y ajouter un fermoir en argent et approcher un style plus médiéval. "Quelque chose d’un peu extravagant qui ne se portera pas tous les jours !"

“J’ai une très grande soif d’apprendre… la bijouterie est un domaine infini… un jour je toucherai l’or ! Et je souhaite qu'aujourd'hui mes bijoux soient accessibles au plus grand nombre".

Ses réalisations en argent 950

 Bague "oiseau"    et boucles d'oreilles : plaque argent, fil d'argent, pierres de lune

img01

img03

 

 

 

 

 

 

"Je me définis comme artisan créateur et je suis dans le respect des métiers d'art".

Bracelet et bague en plaque d'argent    -  Boucles d'oreilles en fil d'argent, triangles présentant une difficulté technique !    

img05                                  

  img04       

"Le bijou doit être solide, esthétique, facile à porter et aisé à entretenir !  Des contraintes qui réduisent le champ de créativité !"            

Bague en fil d'argent avec perles argent   - Bracelet plaque argent - motifs répétés sciés au Bocfil img10

 

img09

img12

 

Parure, collier et boucles d'oreille avec perles d'eau douces

 

 

 

 

Collier fils d'argent et perles d'inspiration médiévale et bracelet perles assorti

img26A droite, Ensemble fait de fils et de plaque d'argent. Au collier, une réalisation de votre choix peut y être accrochée.

 

 

img24

 

Photos réalisées par Marie-Hélène Tercafs et modèle : Daphné

Petit lexique, pour en savoir plus !

- Fil argent écroui : ce fil n'a pas été recuit. Il est d'origine, beaucoup plus dur à travailler et hyper solide.

- Fil recuit : il est plus souple, se travaille plus facilement, permet de sertir les pierres ou le bois.

- Les apprêts : tout ce qui a trait aux finitions : fermoirs (exemple mousquetons), anneaux (fermés ou ouverts), papillons, clous, petits tubes, perles. "Des choses standard que j'utilise assez peu. Je préfère faire mes propres fermoirs."

- Les plaques ont des épaisseurs différentes qui varient de 0,40 mm jusqu'à 1 mm pour moi mais cela va bien au-delà ! Les plaques fines sont plus difficiles à scier avec le bocfil mais conviennent très bien pour des boucles d'oreille.

A retenir et programmer dans vos agendas :

1/ Exposition Divergenthabilité II Salle XP4 - rue V. Hugo 52 -1030 Schaerbeek les 13-14-15 octobre 2017 - 23 artistes interviennent dans de nombreuses activités artistiques.

Le vendredi à partir de 19 h, vernissage et performances à partir de 20 heures.

Exposition ouverte le samedi et dimanche de 10 h à 18 heures. Performances à partir de 14 heures. Entrée Libre

2/ L'atelier de Sabine Hartwich sera ouvert au public les 21 et 22 octobre dans le cadre de "Wallonie Bienvenue", 11 avenue du Ruisseau de Godru à 1300 Wavre.

Je vous encourage tous à venir rencontrer cet artisan créateur dans son lieu qui a du charme !

A tout bientôt.


 

 

 

 

 

Posté par chrised à 11:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

jeudi 14 septembre 2017

Marc Chagall - Une exposition exceptionnelle à Dinant, à voir de toute urgence !

Bonjour,

Lors de mon stage de flûte à bec à l'International Music Academy à Dinant début août, j'ai eu le plaisir de découvrir cette exposition vraiment exceptionnelle des dessins de Marc Chagall à "La Merveilleuse", une échappée salutaire au sinistre bâtiment du Collège Notre Dame de Bellevue  où je fus interne une semaine !

"Le site de "La Merveilleuse", l'ancien "couvent de Bethléem" des sœurs dominicaines à Dinant, propose de découvrir, du 20 mai au 5 novembre, une centaine d'oeuvres de Marc Chagall (1887-1985), cet artiste né au sein de la communauté juive de Russie (aujourd'hui Biélorussie) et véritable incarnation du peintre-poète. Sur le thème "Des Rêves aux Souvenirs", l'exposition présente des œuvres originales issues de collections privées mais aussi de lithographies, de photographies et de lettres de l'artiste."

La MerveilleuseL'entrée ce fait par un escalier sous l'hôtel "La Merveilleuse". Dans l'hôtel, un accès à la "Maison Leffe" vous fera découvrir, dans une jolie chapelle, la tradition brassicole depuis 1240 racontée de manière interactive et avec dégustation ! http://www.leffe.com/fr/maison-leffe.

"L'univers de Marc Chagall, souvent qualifié de, "maître de la Modernité", est animé par ses thèmes récurrents, à savoir la vie quotidienne dans les villages russes, ses personnages flottants dans les airs, ses vaches et ses poules flamboyantes mais aussi sa culture juive et les traditions populaires.

Marqué donc par la tradition juive et le folklore russe, il élabore une iconographie très personnelle avec des figures qui lui sont chers comme le violoniste, l'acrobate, le Christ ou encore les amoureux qu'il utilise dans ses toiles et tapisseries de manière à restituer ses états d'âme et ses angoisses"

    A droite, "La femme jongleuse"         IMG_5509                                                                 

IMG_5488IMG_5491

IMG_5489

IMG_5490 2

 

"Ses oeuvres sont souvent imprégnées de mythologie et de mysticisme et mettent en scène des rêves et des cortèges pittoresques profondément enracinés dans les origines judéo-russes de Chagall. Les souvenirs et la nostalgie qu'ils évoquent rappellent sa Vitebsk natale ainsi que les événements qui ponctuent la vie des gens dits ordinaires: la naissance, l'amour, le mariage et la mort.

Sa peinture raconte aussi un monde riche de miracles quotidiens, comme ce qui "se produit" dans la chambre des amants, dans les tavernes ou alors dans les rues de sa ville natale."

"Le coq de Marc Chagall est ancré dans les souvenirs d'enfance de l'artiste. Animal des basses-cours, il est aussi rituellement sacrifié lors de la cérémonie de purification qui précède le Grand Pardon. Chagall le représente surtout à partir de 1928. Les significations sont multiples. Selon les Evangiles, il annonce le triple reniement de l'apôtre Pierre.

Il est parfois figuré de façon très réaliste. Le coq symbolise souvent le principe viril et apparaît comme le pendant de la vache. Le coq est souvent associé à l'envol des amoureux dont il souligne le désir, la flamme. Car l'oiseau appartient au domaine solaire. Le coq est parfois associé aux guerres comme un cri angoissé." Cette peinture ne figurait pas au musée mais illustre bien le propos.

coq 2

coq

Marc Chagall est né le 7 juillet 1887 à Liozno, en Biélorussie. Aîné d'une famille de neuf enfants, il commence à travailler dans des ateliers à la fin de ses études dans l'école des beaux-arts de Saint-Pétersbourg. Marc Chagall a été formé à Saint-Pétersbourg où il va découvrir la travail de Paul Cézanne, Paul Gauguin ou encore Vincent Van Gogh. En 1910, il arrive pour la première fois à Paris et il va y rejoindre la communauté d'artistes réunie au sien de La Ruche. Il y rencontre Chaïm Soutine, Amedeo Modigliani, Fernand Léger, Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Blaise Cendrars et Alexandre Archipenko."

"A Paris, Marc Chagall est fasciné par la Tour Eiffel. Il la représente à plusieurs reprises, énergique, verticale ou plus familièrement vue d'une fenêtre. Elle restera le symbole de la ville-lumière que Chagall regagne régulièrement. De nombreuses compositions s'articulent autour du thème de la fenêtre. L'ambiance est souvent plus sentimentale, plus onirique."                                                                  

  "Paris"  et "Vision de Paris"

IMG_5519

IMG_5514

 

Je terminerai avec ces magnifiques scènes de la Bible. IMG_5503

 

IMG_5501

Marc Chagall nous offre tout un univers, une culture, un pays à découvrir. Un voyage qui en vaut la peine !

A tout bientôt pour un reportage sur une artiste créatrice de bijoux à Wavre, Sabine Hartwich.

 

 

 

 

 

 

 

Posté par chrised à 18:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 30 juillet 2017

EPINAL, en images !

Bonjour à vous tous,

Comme chaque année à cette période de vacances, je descends dans le sud et cette fois, je me suis arrêtée pour une nuit à Epinal. A peine arrivée, j'ai enfourché mon vélo pour partir à la découverte de cette ville.

"Fondé vers 980 par les évêques de Metz sur les rives de la Moselle, le site de Spinal est dominé, aujourd'hui, par les ruines de son château. De son passé millénaire riche et tourmenté, Epinal garde de nombreuses traces architecturales : la Basilique Saint-Maurice, l'un des premiers témoins de l'art gothique en Lorraine, les arcades de la Place des Vosges, la belle demeure Renaissance dite "Maison du Bailli", le quartier du Chapitre au pied des murailles, l'église Notre-Dame au Cierge d'architecture contemporaine.

Épinal est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est. Préfecture, elle se situe au sud de l'ancienne région Lorraine (1982-2015). Épinal est traversée par la Moselle, un affluent du Rhin."

J'ai tout d'abord été surprise par la circulation intense et l'absence totale de pistes cyclables entre le zoning commercial où se situait mon hôtel et le centre-ville. Fort heureusement, j'ai fini par trouver un parc et j'ai pu traverser avec bonheur la Moselle grâce à cette jolie passerelle.

P1140509

P1140508 La Moselle et la passerelle

 

Je suis arrivée à la Maison Romaine, accueillie par ce magnifique lion et où j'ai pu admirer les fleurs de la roseraie.

"Vers 1892, Mme Morel Leclerc, héritière d'une minoterie transformée en fabrique de pâtes, entreprend la construction d'une maison romaine, reproduction d'une villa mise au jour à Pompéi. L'architecte Boussard conduit les travaux, apportant quelques modifications rendues nécessaires par le climat vosgien comme la construction de cheminées aux angles assurant le chauffage par le sol. Le hall d'entrée est constitué de deux atriums couverts, munis chacun d'un impluvium. Après quelques réceptions en grandes pompes (drapée dans une toge et servie par des nains), Mme Morel Leclerc, ruinée, doit abandonner, et la ville acquiert cette propriété inachevée le 4 septembre 1902 pour y installer sa bibliothèque. Au moment de la vente, le jardin d'hiver est à peine commencé, seuls le soubassement et la colonne sont construits ; la ville termine la construction. Le bâtiment est classé depuis 1982. Cette bâtisse accueille désormais des entreprises du "pôle images", la bibliothèque ayant déménagé rue Saint-Michel. On peut surtout apprécier les abords des lieux au travers de flâneries odorantes dans la roseraie qui jouxte la maison romaine."
P1140512

fullsizeoutput_619b

P1140515La Roseraie de 3 000 m2,  en bordure de la Moselle, possède 550 variétés de rosiers différentes.

P1140514

P1140518

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Au dernier recensement de 2011, la commune intra-muros (sans sa banlieue) comptait 32 188 habitants. L'aire urbaine d’Épinal compte depuis le 1er janvier 2017 quant à elle 116 000 habitants. Il s'agit, de loin, de la première ville du vosgienne, et de la quatrième de Lorraine, derrière Metz, Nancy et Thionville." Je comprends alors pourquoi la circulation était si intense !

J'ai repris mon vélo pour longer la Moselle sur un large trottoir où de nombreux drapeaux de tous les pays flottaient au-dessus de l'eau. Petit clin d'oeil au pays d'où je viens !

P1140519

Quelle bonne surprise, ces immeubles aux couleurs "flashy" !

P1140521

P1140520

Je me suis arrêtée sur la Place des Vosges pour manger une glace. C'est l'été et il fait très bon ! J'ai ainsi pu admirer deux bâtiments très anciens.

"Centre économique et politique de la Cité, la place des Vosges a conservé ses anciennes arcades, réservées autrefois aux marchands. Sur la 1ère arcade, la plus ancienne (XIIIème siècle), une plaque rappelle la dénomination de la place des Vosges à Paris. De l'autre côté, admirez une maison renaissance dite du Bailli, construite en 1604 par un riche papetier. Le rez-de-chaussée est occupé par une galerie d'art. L'immeuble qui abrite la pharmacie date de 1904 et représente l'Art Nouveau sur cette place."

P1140523

P1140522

De là, j'ai continué ma promenade en entrant dans la basilique : avec mon vélo ! OUI, je ne prends aucun risque !

"La basilique Saint-Maurice est une église gothique du XIIIe siècle majoritairement de style gothique champenois. La première église a été bâtie au Xe siècle par l’évêque de Metz Thierry. La deuxième église a été construite au XIe siècle. Elle fut consacrée par le pape Léon IX. La basilique actuelle reprend les dimensions de cette dernière. Classée monument historique depuis 1846."

P1140525

P1140526

P1140524

Je quitte cet endroit de paix pour grimper au château. Je passe devant cette très belle porte, portant l'inscription : Maison canoniale de Mme de Boecklin, doyenne du chapitre (1789 à 1791). 18e siècle.

P1140530

Monter au château est impossible, même "en danseuse"... j'ai le temps d'admirer le panorama qui s'offre à moi !

Epinal-pano2

P1140531

L'endroit est effectivement très romantique et j'ai hâte de découvrir le grand parc où quelques animaux de ferme pâturent dans des enclos afin d'être reconnus par de jeunes enfants enthousiastes !

P1140535

P1140533

Un homme vient ici tous les jours donner des carottes à cet équidé ! Il lui demande d'ouvrir la bouche pour lui laver les dents, ce que l'animal s'empresse de faire !

J'ai traversé un sentier forestier avant de retrouver la route... et je me suis perdue pour rentrer ! Après quelques côtes et une bonne suée, j'ai retraversé la Moselle ! Une jolie découverte avec une frustration, celle de n'avoir pu visiter le musée de l'image.

P1140517

 

musee_exterieur

Voilà ce que j'aurais aimé voir ! Le musée de l'image.

"En quelques mots

Le Musée de l’image est un établissement géré par la Ville d’Épinal. Il est labellisé « Musée de France » par le Ministère de la Culture et de la Communication.

En inaugurant cet établissement en 2003, la Ville d’Épinal a souhaité valoriser une histoire qui a fait, durant plusieurs siècles et jusqu’à ce jour, sa notoriété, en France et bien au-delà de nos frontières. Voué, dès son ouverture, à devenir l’un des principaux attraits culturels d’un territoire déjà culturellement riche, le Musée de l’image connaît aujourd’hui un succès grandissant auprès du public.

De sa collection à son concept

Un succès remporté bien entendu grâce à l’originalité et à la qualité des collections : depuis l’acquisition en 2010 de la collection de M. Henri George, le Musée de l’image dispose d’un des plus intéressant fonds d’images populaires en Europe. Ce succès, nous le devons aussi à la manière dont ce patrimoine est valorisé lors d’expositions originales, d’événements forts, de rencontres conviviales et enrichissantes, accessibles à tous les publics. Avec la volonté permanente de confronter images traditionnelles à d’autres formes d’art, en connivence.

Dans les expositions, les images populaires côtoient d’autres formes d’art : peinture, photographie, œuvres musicales, littéraires, théâtrales… mais aussi œuvres d’art contemporain. Le musée questionne ainsi les liens – humoristiques, sentimentaux, parfois improbables – qui existent entre les images d’hier et celles d’aujourd’hui. Il apporte un éclairage sur notre société depuis le 19e siècle, pour mieux comprendre ses goûts, ses mœurs et ses tendances. C’est ce concept qui fait toute la particularité du Musée de l’image, un lieu unique avec une identité forte."

Une prochaine fois !

Bonne lecture et à bientôt pour un reportage culturel et artistique sur l'Abbaye cisctercienne Léoncel dans la Drôme.

 

Posté par chrised à 17:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 19 mars 2017

"L'âme du monde" de Frédéric Lenoir, une petite synthèse de la deuxième partie

Bonjour à tous,

 

Voici une petite synthèse du livre de Frédéric Lenoir, l'âme du monde, que j'ai eu le grand bonheur de lire sur la plage de Taghazout au Maroc, lors de vacances très ensoleillées.

J'ai surtout apprécié la seconde partie dont voici quelques notes que je trouve intéressantes et relatives aux sept piliers de la sagesse.

Bonne lecture !

L’âme du monde

 

1/ Le sens de la vie

La signification de l’existence.

On satisfait les besoins immédiats de son corps et on étouffe les besoins de son âme.

- clarté de l’esprit

- bonté du cœur

- vivre pleinement avec conscience et attention

- choisir les bonnes personnes pour partager notre quotidien

- être véritablement soi-même et heureux

- l’essentiel est offert : amour, amitié, activité créatrice, contemplation de la beauté du monde

- découvrir sa vocation : ce qui nous met de la joie, de l’enthousiasme, dans le plein exercice de nos capacités et de nos dons.

La soif des sens et de l’attachement nous maintient dans la douleur de la loi du désir et de la frustration.

Le bonheur : c’est la paix de l’âme. Continuer de désirer ce que l’on possède déjà.

Trouver sa vraie place dans le monde. Découvrir ce que nous pouvons y faire et y apporter de meilleur.

Vous n’avez pas besoin de savoir où se trouve cette source. Il suffit de désirer atteindre ses buts de tout son cœur. Ce port et cette source sont cachés comme un trésor. Ecouter les désirs profonds de votre âme. Ne pas confondre la soif de notre âme avec celle de nos désirs sensibles.

 

2/ Le noble attelage du corps et de l’âme

Prendre soin de son corps, de son psychisme, de son esprit.

- Le corps : doux et fort : yoga et course, du repos, de la bonne nourriture et respirer.

- Le corps psychique : sensibilité, émotions, états d’âme. Qu’est-ce qui suscite en moi la joie, la peur, la colère ou la tristesse. L’envie ou le désespoir. Qu’est-ce qui me met en joie ou me stimule.

- L’esprit : c’est par lui que l’on ressent la beauté et l’harmonie du monde.

L’esprit s’incarne en deux lieux et se manifeste par deux voies : l’intelligence et le cœur.

L’intelligence nous fait rechercher la connaissance, la vérité, la liberté. Le cœur nous met en quête de l’amour. Les deux réunis nous font quérir la beauté et la justice.

Méditer favorise cela, relie le corps, le psychisme et l’esprit.

« Soyez le changement que vous voulez dans le monde ».

 

3/ De la vraie liberté

- Se laisser dominer par nos peurs, nos pulsions, notre caractère, nos habitudes, nos émotions. Etre esclave de nous-mêmes.

La libération passe par la connaissance de soi : la fine observation de notre comportement, de nos réactions nous font comprendre les causes profondes de nos actions : l’effort et la volonté sont le prix à payer.

- Apprendre à se maîtriser : pas de dépendance à l’égard des choses matérielles.

- Ne pas agir en fonction du regard d’autrui. Acquérir assez de confiance pour ne plus se soucier de l’approbation ou des critiques des autres.

Remettre en cause l’héritage familial et culturel. Développer l’intelligence et la connaissance.

 

4/ Ouvrir son cœur à l’amour

L’amour est une énergie puissante qui vient de l’âme du monde. L’amour permet le dépassement de soi, le lien et le don entre les êtres. L’égo veut prendre et dominer. L’amour veut donner et servir. Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas que l’on te fasse.

Si nous avons été aimés de manière excessive ou possessive, nous aurons la crainte d’être dévorés par les autres. Si nous avons été mal aimés, nous manquerons de confiance, redouterons d’être rejetés ou abandonnés.

Lorsque l’amour universel transforme notre façon d’être ou de vivre, il n’y a plus ni étranger ni lointain. Tout être vivant nous est proche, toute souffrance nous concerne. Tout être est notre ami, notre parent, notre enfant.

Cet amour là est sans commencement ni fin, sans peur et sans frontière.

L’amour apprend à pardonner plutôt qu’à venger, à consoler plutôt qu’à être consolé, à partager plutôt qu’à accumuler, à donner plus qu’à recevoir, à comprendre plutôt qu’à juger.

L’amour nous apprend aussi à corriger, à éduquer, à être juste, à accepter d’être consolé et soutenu. C’est un échange permanent entre le monde et nous.

 

5/ Le jardin de l’âme

Les qualités à développer, les poisons à rejeter.

 

- Nourrir ce qui est bon, juste, lumineux en nous. Affame ce qu’il y a de négatif, et d’obscur. Cultiver l’émerveillement, admirer la beauté.

- Fuir l’insensibilité, l’indifférence à soi-même, aux autres et au monde. Ne pas être blasés, satisfaits ou repus. Questionner le monde.

- Cultiver l’effort, travailler à s’améliorer, à se transformer. La paresse n’est pas le repos.

- Cultiver la douceur envers nous-mêmes et les autres.

- Cultiver la bonne humeur, la gaîté, l’humour entretient un regard positif sur la vie.

- Cultiver la foi et la confiance. Chassons l’inquiétude qui nous paralyse et l’anxiété qui nous ronge l’âme.

- Cultiver la générosité : plus vous serez ouverts et généreux, plus vous serez heureux.

- Cultiver le courage et la force. Apprendre à dépasser ses peurs.

- Cultiver la bienveillance et la bonté qui transforme toute amertume en douceur et tout ténèbres en lumière. Ne jugez pas les autres. Soyez compréhensifs et patients.

- Cultiver l’esprit de vérité, ne mentez pas, recherchez ce qui est vrai.

- Cultiver la souplesse, la justice. Distinguer l’injustice qui vient des hommes et qu’il faut combattre et celle de la vie qui ne peut se mesurer à l’aune de cette seule existence terrestre.

- Cultiver l’humilité. Avoir une juste opinion de soi-même et être à sa place.

- Cultiver le contentement et la sobriété. Se débarrasser du superflu.

- Cultiver la gratitude. Remercier pour le bon, santé, amour, amitié, travail et le mauvais qui nous fait grandir.

- Cultiver la prudence. Réfléchir avant d’agir et mesurer les conséquences de nos actes.

- Cultiver la tempérance : éviter l’ascétisme et la débauche.

- Cultiver la patience, attendre le bon moment pour agir. Cultiver la persévérance, la patience dans le travail et dans l’effort.

- Cultiver l’esprit de service. Mettre ses dons et ses capacités au service d’autres et de la vie.

- Cultiver la tolérance. Le monde est divers. Elargissons notre compréhension de la vie et du monde.

 

6/ Ici et maintenant : l’art de vivre

Vivre est un art : adopter les attitudes justes pour progresser et se réaliser pleinement. Sagesse = juste milieu. Tout est impermanent, éphémère, nul ne nous appartient.

Equanimité : distance sereine face aux évènements de la vie. Soyons prêts à perdre = liberté.

Pour entendre la musique de l’âme du monde, nous avons besoin de silence. S’accorder du calme inspire l’intuition.

Etre vigilant quant à ses pensées. Une pensée aimante et positive pourra aider une personne à distance et rendre notre âme plus lumineuse.

Maîtriser ses paroles. Passer les trois tamis de la vérité :

- Est-ce vrai ? Est-ce bon ? Est-ce utile ?

Etre vigilant dans ses pensées.

Actes et mode de vie juste.

Ai-je agis aujourd’hui en conformité avec mes convictions, mes intentions, mes principes de vie ?

Ma manière de vivre est-elle bonne, juste, équilibrée ?

Vivre l’instant – présence au monde.

 

7/ Le bonheur et le malheur sont en soi. De l’acceptation de ce qui est.

Dire oui à la vie !

Lâcher prise : ne pas vouloir tout contrôler.

Nous sommes ce que nous pensons. Le monde est neutre. Il nous renvoie ce que nous sommes, ce que nous donnons. N’accusons pas la vie, nous récoltons ce que nous avons semé.

Apprendre à accueillir les difficultés : ne soyons pas victimes des évènements extérieurs. Accepter la souffrance, ne pas lutter. Ne rien refuser de la vie.

Ne pas rejeter notre part d’ombre. Travailler à se transformer dans la confiance et dans l’amour. On se relie aux autres par la synergie de nos forces et de nos dons mais aussi par la complémentarité de nos manques et de nos faiblesses.

Chaque être est doté d’un don qui lui permet d’être en soutien, une consolation ou une lumière pour les autres.

Les obstacles de la vie sont des remèdes envoyés par le destin pour guérir ou fortifier l’âme.

Passer de la conscience égotique : « il y a moi et le monde » à la conscience universelle où il n’y a plus de séparation. Joie de l’être d’être relié à tous les êtres.

 

A tout bientôt de lire vos commentaires !

Christine

Posté par chrised à 22:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]


mardi 28 février 2017

L'Affordable Art Fair 2017 à Tour et Taxis

Bonjour à tous,

 

Une nouvelle fois, me voici dans cette belle foire de l'Art, bondée d'un public plutôt jeune et branché !

Laurent Dierick exposait plusieurs grandes toiles avec la Macadam Gallery et remporta un franc succès.

"Levitate me" (200x170) et Learn (140x150)

learn web 140X150

levitateme 200x170 web

The gold lady

Le dormeur du Val

"Le dormeur du Val" et "The Gold Lady" à droite, les dernières réalisations de Laurent, justes magnifiques !

 

Coordonnées de Laurent Dierick : bluedidius@hotmail.com et bien-sûr sur Facebook - Laurent Dierick ou 777

Je trouve des similitudes de beauté quant à la composition et la couleur avec l'oeuvre de la Georgienne Rusudan Khizanishvili, exposée par la galerie Norty - 2 rue Bezons à Carrières sur Seine - Tél : 01 39 68 60 24 - galerie@norty-paris.com

Rusudan 2Au centre "Mutantspace"

Rusudan 1

Rusudan-Khizanishvili-Mutantspace

Rusudan-Khizanishvili-artodeWatermelonoilacrylic-on-canvas65x65cm1100

"Watermelon" ici à droite

"L'artiste mêle les blancs à peine visibles avec des bleus somnolents et des verts cauchemardesques pour créer une atmosphère sombre et séduisante. Des silhouettes agitées nous plongent dans le chaos, alors que des figures fantomatiques nous observent. Les natures mortes transpirent sensuellement de couleur, de vie et d'innovation stylistique. Chaque image attire le spectateur et exige un second regard, ce ne sont pas des peintures pour âmes sensibles. L'attitude et le talent sont rassemblés main dans la main, quand, inspirée par les grands maîtres, l'artiste crée des idéaux semi-mythiques, allégoriques transportés dans des décors contemporains. Cette peintre géorgienne douée crée des oeuvres avec des personnages prenant la pose, capturés avec brio contre un fond éclatant et vibrant. Dans un autre clin d'oeil à l'histoire de l'art une figure cubiste dérive dans un rêve. Dans l'abstraction pure, elle prend magistralement sur les qualités intrinsèques des formes et des couleurs, en ajoutant de petits détails. La joie de la pluie est représentée avec une débauche de couleurs qui rend chaque centimètre de la toile vivante."

 Je continue ma découverte avec la Gallery Lukisan - Van Pallandtweg 14 - 4182CB Neerijnen - Nederland - +31 6 4606 3424 - info@lukisan.nl ou www.lukisan.nl

J'ai trouvé quelques informations sur cet artiste, Indra Dodi, sur le site de la galerie.

Sa formation : Faculty of Fine Art, ISI (Indonesian Institute of the Arts), Yogyakarta Indonesia
Leather Academy (Akademi Teknologi Kulit), Yogyakarta, Indonesia
Sarjana Wiata Institut Yogyakarta, Indonesia

"With already a solo show in South Korea, artworks of Indra Dodi, a graduate of the prestigious Indonesian art college in Yogyakarta, ISI (Indonesian Institute of the Arts), have been exhibited in Singapore and Germany. Indra Dodi usually works fast and makes huge canvases. But rather than just expressive, his naïve art still retains a spontaneous graffiti quality. Many times the layered, smooth background colours and detailed figures tell the careful thought about his paintings."Dodi 2

Dodi 1

 

Ici deux "Dinner"

Dans le même esprit, la Galerie Duret expose Nolwenn Samson - Galerie Duret Bruxelles, rue de l'Amazone 25 - 1050 Bruxelles - Tél : 0491 94 09 55

Tokyo Hospital Nolwenn Samson 2

Nolwenn Samson Why

A gauche "Why", à droite "Tokyo hospital"

Trumpter Nolwenn Samson 3

"Trumpter".

Voici maintenant un "coup de coeur" pour le travail magnifique de Juliette Clovis, une artiste émergente pluridisciplinaire, exposée par la galerie Mondapart - 80 rue du Château - 92100 Boulogne-Billancourt - contact@mondapart.com - www.mondapart.com - Tél : +33 952 777 641

"Son oeuvre plastique s'organise autour des trois grands thèmes que sont le rapport entre l'homme et la nature, l'opposition entre la vie et la mort et le dialogue entre tradition et modernité.

Depuis plus de douze ans la femme est centrale dans l'oeuvre de l'artiste : les femmes puissantes et intrigantes historiques se métamorphosant en êtres hybrides, savant mélange entre histoire et mythes."Juliette Clovis 3

Juliette Clovis 1

 JulietteClovis 2

Juliette Clovis 4

 Je terminerai mon reportage avec l'oeuvre de Paco Ferrando qui m'a transportée au paradis ! Eau chaude, vagues, plages et soleil... tout ce qui nous manque ici ! Il est exposé par la Galeria Jordi Barnadas - Conseil de Cent 347 - 08007 Barcelona - Tél : +34 93 215 63 65

"Pintor catalán nacido en Orihuela (Alicante), Paco Ferrando Menárguez con apenas un año de edad llega a Cabrils (Barcelona) donde se instala su familia. Es licenciado en Pintura por la Escola Superior de Belles Arts Sant Jordi (Universitat de Barcelona).
Al término de sus estudios abre su propio estudio en el Barri del Raval de Barcelona junto con su colega Kim (“El Jueves”). Viaja a los Paises Bajos para el estudio de la pintura  flamenca y holandesa. Vive en Madrid donde se integra al movimiento del realismo castellano. Interviene en diversas exposiciones colectivas. Contacta con Richard Trökes que introduce su obra en galerías de Ámsterdam y Bruselas.
En 1981 por razones personales deja de interesarse por el mercado y permanece en su estudio de Calella (Barcelona) pintando por encargo hasta el 2001, año en que vuelve a mostrar su obra en los círculos comerciales tanto con exposiciones individuales, Galeria l’Arcada, (Blanes – Girona), Omnium Ars, (Platja d’Aro – Girona), Sammer Gallery (Puerto Banús – Marbella), Albemarle Gallery (London); como en diversas ferias de arte: Lineart (Gante – Bélgica), Feria de Arte Contemporáneo de Madrid “DeArte”, Feria Internacional de Arte Contemporáneo de Marbella “MARBart”."
Laissez-vous bercer par le chant des vagues !

mar Paco Ferrando 1

onades Paco Ferrando 2 (1)

ona - Paco Ferrando 3

Bonne lecture et que tout aille bien pour vous tous !

 

Posté par chrised à 15:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 30 janvier 2017

La BRAFA ART FAIR 2017, un must !

Excellente année à tous, ceux qui me lisez depuis dix ans et les autres qui ne manqueront pas d'arriver !

L'équipe de Canal blog a créé Blook Up, la possibilité de réaliser le livre de votre blog. Ce que j'ai fait avec plaisir car c'était un souhait de ma part de garder une trace du travail de dix années et des histoires qu'il contenait. 

Dès qu'il paraîtra, je scannerai la couverture et vous ferai part de mon avis sur cette réalisation.

Voilà donc que s'ouvre cette Brafa 2017 qui fête ses 60 ans. J'ai trouvé la présentation particulièrement soignée, le contenu absolument magnifique.

J'ai revu beaucoup de mes peintres préférés, Chagall, Dufy, Renoir, Degas, Buffet, Léger, Picasso et tant d'autres et j'ai tenté de repérer des oeuvres un peu inhabituelles ou dont je n'ai encore pas parlé. Certains tableaux m'ont rappelé le très beau travail de mon gendre, Laurent Dierick aussi je le mentionnerai et apporterai quelques éléments nouveaux de son travail actuel.

Je commence ici la visite de la Galerie Mathivet (Paris) qui présentait un ensemble de meubles design de qualité avec des tableaux de peintres aborigènes dont Tommy Watson. Ici le tableau de droite était exposé.

"Tommy Yannima Pikarli Watson was born around 1935 west of the community of Irrunytju, also known as Wingellina, in Western Australia, near the junction of its border with the Northern Territory and South Australia.

Tommy Watson is a senior Pitjantjatara elder and Law man of Karima skin group. His given names of Yannima and Pikarli relate to specific sites near Anumarapiti, located 75 Kilometers West of the small community of Irrunytju (near the tri-state border of Western Australia, South Australia and The Northern Territory). Tommy unfortunately has no recollection of his mother who died during his infancy; however he does remember his father who also unfortunately died when Tommy was about eight years old. Tommy subsequently went to live with his father's brother who then sadly died two years later. Following this series of unfortunate deaths within his family Tommy was then adopted by Nicodemus Watson, his father's first cousin. It was at this point that Tommy went to live at Ernabella Mission, and decided to take the surname Watson in addition to his Aboriginal birth name thus becoming Tommy Yannima Pikarli Watson.

Nicodemus Watson proved to be a strong father figure, teaching a young Tommy the traditional skills of hunting and gathering required to lead a nomadic existence in the harsh terrain of the Australian desert. They traveled great distances from Ernabella through the Musgrave Ranges and onwards toward the Petersham Ranges. Tommy learned key skills required for survival in such a hostile climate including, but not limited to, the fashioning of tools and weapons from trees using burning coals, how and what to hunt, and most importantly how and where to find water. In this harsh and ancient country, under the guidance of his adopted father Nicodemus Watson, Tommy gained a deep understanding of his physical environment and its relationship to his own ancestral stories. To the Aboriginal peoples of Australia these ancestral stories are collectively known as Tjukurrpa,

Tommy Watson's first contact with white Australians was when he was sent to school at the Ernabella Mission which opened in 1940. Tommy was not at Ernabella for long before he was taken back to his community to be initiated. Tommy Watson's upbringing is similar to that of many Indigenous people born around the same time, from that point forward living a traditional nomadic existence until his early teens and working as a stockman and labourer. During his time working at Papunya he met the school teacher Geoffrey Bardon who was pivotal in supporting the developing Aboriginal Art movement."P1130837

Ngayuku_Ngura_–_Anumara_Piti_-_My_Country’

Tommy_Watson_2013 Tommy Watson ! 

Je suis fan de peinture aborigène et je trouve qu'un très grand tableau dans une belle pièce donne une présence assez calme. Bon, ici, j'avoue que les couleurs sont fortes mais ce n'est pas toujours le cas, les aborigènes utilisant souvent les couleurs de la terre.

Mon second arrêt a été chez la Phoenix Ancient Art - Young Collectors. paa@phoenixancientart.com - Genève +41 22 318 80 10

J'y ai vu un masque de momie égyptien de toute beauté, de l'Epoque Ptolémaïque, IIe-Ier s. avant J.-C. Fait de cartonnage, stuc, feuille d'or et peinture. Dimension : environ 45x28x30 cm. Une oeuvre rare, une belle présence !

Ptolémaïque : "HIST. (Antiq. égyptienne). De(s) Ptolémée(s); relatif à la dynastie des Ptolémées (dynastie des Lagides qui régna sur l'Égypte du ives. au iers. avant notre ère), à l'histoire et à la civilisation de l'Égypte de cette période. L'Égypte, la période ptolémaïque; monnaie, temple ptolémaïque. Petrie explora, entre autres sites et toujours au Fayoum, celui de Gourob qui lui livra de nombreux cartonnages de momies ptolémaïques en 1889-1890 (L'Hist. et ses méth., 1961, p. 501)."

"Comme ses prédécesseurs, les masques en cartonnage de cette période étaient fabriqués en série, dans un moule avec de la pâte de papyrus ou en toile imprégnée de plâtre. Ils étaient ensuite repris individuellement et enduits de stuc, peints et dorés à la feuille ; parfois, ils étaient même ornés avec des incrustations."

P1130838P1130840

A ses côtés, un relief funéraire - Ancien Empire ) Période intermédiaire (fin du IIIe millénaire av. J.-C, en calcaire d'une dimension de 31x74,5 cm.

La civilisation égyptienne est née au IIIe millénaire avant J.-C et a brillé pendant 2000 ans. Elle est d'une importance primordiale : écriture très développée (hiéroglyphes), peinture (peintures murales) et sculpture.

"L’écriture hiéroglyphique égyptienne est figurative : les caractères qui la composent représentent en effet des objets divers, — naturels ou produits par l'homme —, tels que des plantes, des figures de dieux, d'humains et d'animaux... Les égyptologues y distinguent traditionnellement trois catégories de signes : les signes-mots (ou idéogrammes), qui désignent un objet ou, par métonymie, une action ; les signes phonétiques (ou phonogrammes), qui correspondent à une consonne isolée ou à une série de consonnes ; les déterminatifs, signes « muets » qui indiquent le champ lexical auquel appartient le mot."

Je continue ma visite en entrant dans le stand somptueux de la Fondation Roi Baudoin. Créée en 1976, à l'occasion du 25e anniversaire de règne du Roi Baudouin, il s'agit d'une fondation d'utilité publique indépendante et pluraliste. Elle veut contribuer à une société meilleure et a fondé le Centre de Philanthropie pour encourager la générosité et accompagner les projets de mécénat. Parmi ses domaines d'action, la sauvegarde, la transmission et la mise en valeur du patrimoine".

Une très belle mise en scène faite par les sculpteurs, serruriers Xavier et Monique Dumont-Calande. (xavier.dumont@scarlet.be)

Ici, une superbe fontaine de table Imari de la collection d'art asiatique du Compte de Looz-Corswarem. "La porcelaine d'Imari est un style de céramique japonaise réalisé dans l'ancienne province de Hizen. Jusqu'à la fin du xviiie siècle les porcelaines de la province sont regroupées et exportées depuis le port d'Imari."

P1130844

P1130846

P1130847

P1130849 

Au fond du stand, une grande profondeur de champ s'ouvre avec cette photo de l'étang de Boneffe (Eghezee) devant lequel figurait une collection de statuettes baroques en terre-cuite de Charles Van Herck.

Et pour terminer, j'aimais bien l'ambiance au sol créée par les sphères de métal qui me rappelait celle du Mucem à Marseille !

P1130852

 

Voici quelques peintures de  Laurent Dierick, artiste peintre de grand talent, qui actuellement prépare une très belle exposition de son nouveau et beau travail. C'est un artiste engagé qui s'exprime sur la violence de la politique avec son "Trump", la perversion du monde adulte face à celui de l'enfance pour les contes, l'industrialisation outrancière de l'alimentation etc... Vous le contacterez sur sa page Facebook Laurent Dierick et 777 ou sur son mail : bluedidius@hotmail.com


12801240_10208580552292378_6072617467469767978_n"The leg dream"   et "Mirror, Mirror"


12494865_10208885251829676_8818336147321851473_n 

 

12973396_10208894058209830_3620558498369932380_o

14567523_10210429827083092_365382455581047915_o

14991273_10210778981491734_2009993516128432014_o

 

15039474_10210807389041905_5192088795145500021_o

15068941_10210876742175690_8748286731018832666_o

 

15304159_10210968765156207_474221297646444020_o

15168758_10210928825917751_7630633734590335524_o

15304455_10211067341180546_5122579864522076500_o

15391446_10211096370386258_638228748666211318_o

15391531_10211084814897378_7658341340748105178_o

15626529_10211220385446557_3727737944844777911_o

15440368_10211160775476345_2015985464903051156_o

 

 

En pensant à lui, j'ai repéré quelques tableaux :

Ci-dessous, Charles Drybergh - Esope - 1965 - Beaucoup de mouvement dans ce personnage très sombre. Selon la légende : " Ésope était le plus laid de ses contemporains ; il avait la tête en pointe, le nez camard, le cou très court, les lèvres saillantes, le teint noir, d’où son nom qui signifie nègre ; ventru, cagneux, voûté, il surpassait en laideur le Thersite d’Homère ; mais, chose pire encore, il était lent à s’exprimer et sa parole était confuse et inarticulée" !

P1130853

 

Lucebert à la Die Galerie, à gauche "Giganten" 1990  huile sur toile et à droite,  "Geschwister" 1988

C'est un peintre néerlandais (Lubertus Jacobus Swaanswijk), poète et dessinateur (1924-1994) qui faisait partie du mouvement "Cobra"

P1130855

P1130857

 

Je continue mon parcours par l'exposition de Jan Fabre. 

"Le Carnaval des Morts (La Famille Royale) est une nouvelle série de trente-neuf petits dessins au crayon créés pour BRAFA Art Fair. Il joue sur l'idée de la Belgique, les stéréotypes nationalistes, et la vitalité et de caractère typiquement flamande. Fabriqué avec une technique que Fabre utilise pour la première fois dans les années 1980, ces dessins sont des images existantes,  l'artiste ajoutant ou couvrant les détails. Les petites images immortalisées Roi Leopold III et Astrid de Suède, sur diverses occasions formelles, que Fabre réinterprète comme des moments surréalistes de célébration. Ils portent des masques, carnaval chapeaux, faux nez, des cornes et des vêtements aux couleurs vives. Il célèbre la mort dans le cadre de la vie elle-même, dans un carnaval de fantômes bizarres qui viennent à la vie alors que le code social est secoué."

Commissaire: Melania Rossi

Ces cartes postales étaient au départ des publicités pour des marques célèbres comme Côte d'Or. Jan Fabre y fait référence en se disant "le bon artiste belge" sur le fronton de l'exposition.P1130861

P1130859

 

P1130862

 

"La magnifique cathédrale gothique Notre-Dame d'Anvers abrite huit Rubens majeurs, dont "La descente de croix". Pour la première fois depuis 120 ans, elle reçoit une nouvelle œuvre d’art, pérenne : une sculpture de Jan Fabre en bronze doré représentant un homme d’aujourd’hui, grandeur nature, en imperméable, avec la tête de Jan Fabre, tenant à bout de bras sur sa paume, en équilibre précaire, une grande croix dressée.

L’œuvre signifie-t-elle que chacun doit porter sa croix ? "Je veux inviter les gens, répond l’artiste, à la grandeur du doute et à la recherche du sens. Je suis fier que le doyen ait choisi cette sculpture qui s’adresse à tous, croyants comme non croyants. Une église, c’est peut-être la dernière place aujourd’hui qui échappe encore à l’omnipotence de l’économique et de la publicité, une place où on peut encore contempler. C’est essentiel après des chocs comme les attentats de Paris.""

 La Brafa donne la parole à 140 galeries ! C'est énorme ! Il faut pas moins de trois heures pour espérer en faire le tour.

Je poursuis donc ma visite avec Opera Gallery de Genève - 022 318 57 70 - damien@operagallery.com et les tableaux de Jean Dubuffet (1901-1985)

P1130865

P1130864

 

P1130866

 

Cette série faite en 1981 s'appelle 1/ Site avec 6 personnages 2/ Site avec 3 personnages et 3/ Site avec 3 personnages - Acrylique sur papier monté sur toile.

"Il est le premier théoricien d'un style d'art auquel il a donné le nom d'« art brut », des productions de marginaux ou de malades mentaux : peintures sculptures, calligraphies, dont il reconnaît s'être lui-même largement inspiré.

Le 20 octobre 1945, la première « exposition marquante » dans Paris libéré est celle de ses œuvres à la galerie Drouin alors qu'il n'est encore qu'un peintre inconnu, provoquant un véritable scandale. Il est aussi l’auteur de vigoureuses critiques de la culture dominante, notamment dans son essai Asphyxiante culture qui crée une polémique dans le monde de l'art. À l'occasion de la première exposition de sa collection d'art brut qu'il organise en 1949, il rédige un traité L'Art brut préféré aux arts culturels.

Officiellement propulsé sur le devant de la scène artistique par une rétrospective de quatre cents peintures, gouaches, dessins, sculptures qui a lieu au Musée des Arts décoratifs à Paris du 16 décembre 1960 au 25 février 1961, l'artiste français le plus contesté et le plus admiré de l'après-guerre crée l'événement de ce début d'année. Il devient l'inspirateur de nombreux artistes, adeptes de « l'art autre », variante de l'art brut, parmi lesquels Antoni Tàpies ainsi que des adeptes de la contestation artistique comme le groupe espagnol Equipo Cronica.

Son œuvre est composée de peintures, d'assemblages souvent qualifiés à tort de « collages », de sculptures et de monuments dont les plus spectaculaires font partie d'un ensemble, L'Hourloupe (1962-1974) ainsi que des architectures : la Closerie Falbala et la Villa Falbala . Il a fait l'objet de rétrospectives au Palais Grassi de Venise, au musée Solomon R. Guggenheim.

Sa collection personnelle, la Collection d'art brut qui regroupait depuis 1945 des artistes découverts dans les prisons, les asiles, des marginaux de toutes sortes, alors propriété de la Compagnie de l'art brut fondée en 1948, aurait dû rester à Paris. Mais les atermoiements de l'administration française ont poussé Dubuffet à accepter l'offre de la ville de Lausanne en Suisse, où la collection a été installée au château de Beaulieu et définitivement donnée."

L'Exposition bénéficie toujours d'une belle mise en scène soit dans les allées soit dans les stands.P1130843

P1130874

 

Et de l'art suspendu, en voici un autre modèle, celui exposé par la Galerie Marc Heiremans (Bruxelles) - www.marc-heiremans.com - 

Mobile “Birdfeeder”, pièce unique, 2016

Artistes :  Monica Guggisberg (°1955) & Philip Baldwin (°1947) installés au Pays de Galles (G.B)

Matériel : Verre soufflé et taillé.

Dimensions : H. 125 cm – L. 220 cm

 

P1130871

 

Voici maintenant mon coup de coeur pour un artiste majeur, orfèvre  : GOUDJI

De fait, j'avais découvert ce grand artiste lors d'une précédente Foire. J'avais longuement parlé avec le couple Gérard et Sophie Capazza, qui tiennent la galerie Capazza à Nançay en France, un lieu magnifiquement restauré, à découvrir absolument. Ils m'avaient offert le livre sur l'artiste ainsi que le DVD relatant la fête des 40 années d'exposition et de festivités à la Galerie, ce dont je les remercie vivement. Ils exposent les oeuvres de cet orfèvre et bien d'autres talents : www.galerie-capazza.com

"Derrière les murs, c’est un havre.
Aborder à ce port, c’est laisser derrière soi les grains et les tempêtes ordinaires, et même les mots et les phrases. C’est entrer dans un temps dilaté où ne compte que celui du regard, d’abord happé par l’espace entre la longue façade brune et le rectangle herbu toujours ras, planté de sculptures. Ainsi dépouillé ou lavé du quotidien, il est possible de franchir la porte. A parcourir les salles où les œuvres résonnent en soi, ou non, le temps aboli arrive. Le silence épouse la brique cirée, l’éclairage conduit le regard, les œuvres dialoguent entre elles, les pas s’arrêtent, contournent, s’écartent, la main voudrait esquisser une approche, l’œil caresse une surface, tente de comprendre la matière, rêve à partir d’un fragment. Les mots reviendront ensuite, sur place, sur le chemin du retour, par d’autres chemins."

seminaireenregioncentre 20

"Goudji naît en Géorgie. C'est à proximité des lieux où on situe le mythe de la Toison d'Or. Arrivé à Moscou, il y prend conscience de sa vocation d'orfèvre et, d'entrée de jeu, se heurte à un obstacle pour nous si surprenant que nous sommes tentés d'y voir plutôt un maléfice, un mauvais sort jeté par de méchants esprits : dans ce qui était alors l'Union Soviétique, l'or et l'argent ne pouvaient être traités qu'en usine, jamais par les particuliers. Pour forger sa première oeuvre, Goudji en est réduit à fondre deux cuillères héritées de son grand-père."

Voici quelques oeuvres exposées à la Galerie Capazza :"le grand bassin au protomé de taureau" "Méditation"

meditation

 

le-grand-bassin-au-protome-de-taureau

 

 

 

la-grue-du-paradis

 

 

"La grue du paradis"


P1130885

Exposés par la Galerie Claude Bernard - Paris 6e - Tél 01 43 26 97 07 - www.claude-bernard.com - galerie@claude-bernard.com

Ici, le "Maître des sables" 2017 - Cristal Rutile, serpentine bicolore, lapis-lazuli.

A droite le "Manucode à collier" cristal de roche fumé, amazonite, tourmaline, agathe, serpentine, onyx bicolore.

P1130882

 

"Le cheval de croupe de la reine" - agathe, jaspe, serpentine, sodalite, cristal rutine. 2017

 

P1130887

 

Et comme le dit si bien l'artiste "Ben" : Acrylic on canvas - 1976

P1130890
D'autres belles histoires sont à venir prochaînement : un reportage sur un village jurassien du Haut-Doubs typique : Grand-Combe Châteleu, pays des vacances de mon enfance.

Bonne lecture !


 

Posté par chrised à 15:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 16 novembre 2016

Le jeu de peindre

Bonjour,

le jeu de peindre

J'ai eu l'opportunité de rencontrer Capucine Levie, une thérapeute, artiste et formatrice, formée au Jeu de Peindre par Arno Stern lui-même. Elle a ouvert un lieu dit "clos" à Louvain La Neuve.

Voici une biographie succinte d'Arno Stern que vous trouverez sur son site : www.arnostern.com et où vous apprendrez beaucoup sur son étonnant parcours.

"En 1946, à l'âge de 22 ans, il entre dans une institution pour orphelins de guerre. Il y fait peindre les enfants, et comprend immédiatement le rôle primordial du jeu qu'il provoque et pour lequel il invente un aménagement original.

Il installe ensuite un atelier à Paris (dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés), devenu célèbre, dans les années 50, sous le nom "Académie du Jeudi" et qui fonctionne là durant 33 années avant d'être transféré, en 1987, dans le quartier de la Madeleine.

Les média, dans leur ensemble, se font l'écho des réalisations spectaculaires d'Arno Stern.

Arno Stern participe à des congrès (à Bristol comme expert technique de l’UNESCO) - à Berkeley, Barcelone, Trévise, Ravenne... et il donne d'innombrables conférences et des cours, à travers le monde, dans des Universités, des Musées, des Ecoles Normales, des Centres culturels...

Il crée des Ateliers dans des hôpitaux, tandis que des praticiens qu'il a formés en installent dans des IMP, des écoles, des Centres sociaux, des institutions culturelles...

La Ville de Paris met à sa disposition, pour dix ans, des locaux dans lesquels il réalise l'Ecole de Praticiens d'Education Créatrice, qui reçoit des élèves venus de pays proches et lointains. Il donne également des cours de formation en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en République Tchèque, en Espagne, au Venezuela, au Canada. Témoin attentif d'une manifestation qu'il suscite dans les conditions exceptionnelles du Closlieu - c'est ainsi qu'il a fini par appeler l'atelier qui est aussi un laboratoire idéal pour la recherche - Arno Stern découvre la Formulation, l'explore, en saisit les mécanismes - mais ne se laisse jamais entraîner à l'interprétation."

 

 

closlieu_2

 Voici ce que Capucine Levie propose lors de ses cours que vous pourriez suivre : tél : 0479 17 10 18

- Le Closlieu, espace protégé et serein, invite à sortir du quotidien. Des règles et des rituels y structurent le jeu de peindre.

- Une table palette avec 18 couleurs fait partie de l'espace collectif de partage.

- La feuille est l'espace individuel où chacun trace selon sa nécessité intérieure et éprouve la liberté et la joie d'Etre, à l'abri de toute approbation, commentaire, éloge, conseil, jugement ou critique.

 

D'autres informations sur www.lavoiedelajoie.org

Belle découverte !

Posté par chrised à 18:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 6 novembre 2016

Le chant des libres - Marc Vella

Bonjour à vous tous,

Marc Vella est en Belgique et j'ai eu la grande chance d'assister à l'une de ses "conférences - concert". Je ne peux vous décrire ce que j'ai ressenti à l'écouter parler de la tolérance, de l'ouverture du coeur dans le respect et l'accueil de l'autre. J'étais en accord parfait avec son discours, son plaidoyer pour un monde plus ouvert, plus aimant. Et quand il s'est mit au piano pour jouer ce mélange de musique romantique et arabe dont il est le compositeur, j'ai pleuré. Marc Vella utilise les variacordes pour créer cette musique si belle : "Les variacordes sont le fruit d’une étude commune faite par le compositeur et le sculpteur Jean-Jacques Lamenthe. Conçus spécialement pour le piano, ergonomiques, légers, peu encombrants, ils donnent au piano une dimension orchestrale totalement nouvelle. Grâce à ceux-ci, sa musique est unique et lui permet d’entrer en résonance avec les musiciens de toute la planète."

 

Une rencontre qui me marque et me donne plus envie encore d'être dans l'ouverture et l'amour inconditionnel.

"En vingt cinq ans Marc Vella a parcouru avec son piano à queue environ 200 000 km sur les routes et chemins de plus de quarante pays pour célébrer l’humain : brousse malgache, villages africains, pays de l'Est, Sahara, bidonvilles de l'Inde, montagnes du Pakistan…

Grâce aux variacordes qu'il a imaginés, sa musique au piano est unique. Pianiste virtuose, Prix de Composition à Paris en 1985 et 1er Prix de Composition à Rome au TIM 1999, il donne des récitals dans le monde entier. Il a enregistré à ce jour huit CD.

Conférencier émérite, il est le créateur des concerts d'émergence et donne régulièrement des stages "Vivre autrement la musique de la vie" destinés autant aux professionnels de la musique qu'aux profanes.

Concepteur de la Caravane amoureuse - entrant dans La Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix. Chef de file : L’UNESCO - il emmène avec lui des personnes pour dire je t'aime aux autres. A ce jour, une vingtaine de pays a été "conquis amoureusement"…"

Marc Vella

A la fin du concert, Marc offrait un petit recueil préfacé ainsi :

Fidèle à lui même, le libre ne trahit pas son âme. Quoiqu'il arrive, il aime, sans attente, conscient des miracles que chaque instant lui livre. Il va, souverainement confiant et bienveillant, affranchi du regard des autres, bâtissant, en les magnifiant sans cesse, ses rêves et ses désirs. Responsable de son bonheur, il n'attend pas le printemps pour s'ouvrir à la vie et être heureux, il est printemps...

Ce petit livre, le chant des libres, est une invitation à l'émerveillement perpétuel, un rendez-vous avec l'abandon menant à l'abondance. Il est un hymne à la joie, un appel à lâcher prise avec un monde qui a emprisonné l'amour et laissé la peur en liberté.

Et voici une partie du texte (cinq pages) écrites par Marc Vella :

 

"Combien de nos semblables sont las et résignés, englués dans préjugés et troupeau....

Portant la même conscience fabriquée du c'est pour ton bien, qui avec, font mal et qui avec le mal, croient se faire du bien.

Se contentant de miettes plutôt que de vivre, en bonne intelligence, le festin qu'offre la vie.

Mais comment leur en vouloir... chaque jour, nous apprenons la peur.

Alors oui, jusqu'à l'extrême...

Invite-les à ta table et librement, aime.

Ils te reprocheront cette liberté, pourtant, c'est par elle que tu vas vers eux, sans malice, juste poussé par le désir de les connaître et les vivre, un temps.

Leurs failles, tu les vois comme appel à l'aventure, course au trésor, chasse au mystère.

Celles que tu as, celles qu'ils inventent, ils les chuchotent en groupe pour mieux te condamner.

Quels ressentis cruels ils ont parfois.

Ils ne sont que reflets de leur coeur qui aimerait.

Décidement, en eux, l'Inquisition n'est pas encore morte.

Ils ne se gênent pas pour te jeter la pierre, et comme tu les aimes encore, c'est entre eux, qu'ils se lapident.

Mais comment leur en vouloir... Nous voulons tous être grands.

Alors oui, jusqu'à l'extrême.

Invite-les à la bienveillance, et généreusement, aime." etc...

 

Vous trouverez sa filmographie et discographie et ses derniers livres sur son site www.marcvella.com. Vous pourrez aussi écouter sa divine musique !

Bonne découverte et bien à vous.

Christine

Posté par chrised à 17:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 10 octobre 2016

Peter Lamprecht, un compositeur talentueux !

Bonjour à tous,

Dans le cadre d'un stage de flûte à bec au Tréport cet été, j'ai eu le plaisir de faire une découverte musicale majeure, en l'Eglise Saint-Jacques Le Tréport, celle de la Cantate "Flores Pacis" dont la musique a été composée par Peter Lamprecht et le livret, écrit par sa femme, Carine Valette-Ayala. 

Peter Lamprecht

 

"Peter LAMPRECHT, né en 1945, est lauréat du Concours International de Florence "Gaspar Cassado". Il a été l'élève de Pablo CASALS. Dès 1970, Peter LAMPRECHT découvre le répertoire de la viole de gambe et suit l'enseignement de Wieland KUIJKEN. Tant à la viole de gambe qu'au violoncelle baroque, il est invité par de très nombreux festivals de musique ancienne. Il collabore à la revue "die Viola da Gamba Gesellschaft". Peter Lamprecht est régulièrement invité par le Conservatoire Supérieur de Moscou pour y animer une “master-class”."

Peter Lamprecht a fabriqué lui-même son magnifique instrument !

Cette cantate "Flores Pacis" est arrangée pour soprano, flûte à bec, violons, alto, viole de gambe, violoncelle et clavecin.

Voici les récits, tellement actuels dans ce monde où la barbarie est à nos portes. Vous pouvez copier/coller le lien pour écouter gratuitement la soprano.

https://soundcloud.com/user-61547679/pacis-flores-nr-3-recitativo-e-choral?in=user-61547679/sets/pacis-flores-1

Fières Nations, peuples d'Europe !              

Mes larmes brûlent, en contemplant nos morts,

Etendards sinistres dont nos enfants écopent,

Héritiers innocients, avenir sans aurore.

Les âmes sous toutes ces ruines inutiles,

Volent au-dessus de nos têtes immatures.

Aria

Frères Humains, lâchez vos armes !

Regardez-vous, couverts de sang,

Et vos reflets baignés de larmes

Portent un espoir agonisant !

Récit

La peur agrippe nos coeurs, elle arme nos fusils,

Qui tue notre voisin, qui abat sa culture.

Imposteurs sans courage, nos chefs démissionnaires,

Arborent en couronne, mensonges et burinages.

Diviser, mieux régner, servir leur avantage

Ils mènent sans remord, leurs peuples à la guerre.

                     

Récit et Dona nobis

Quand donc cesserons-nous toutes ces barbaries,

La cruauté latente, inondons-là de fleurs,

Marions nos différences, et écoutons nos coeurs.

Eduquons nos enfants, sous une même harmonie !

Que les esprits vertueux tracent un nouveau sillon,

La beauté du voyage, des accords sans frontières, 

Ces lignes de paix sorties de leurs lisières,

Que naisse et fleurisse la paix entre Nations !

Dona nobis pacem.

Peter Lamprecht m'a offert la partition. Je vais la transmettre à Bernard de Launoit, Président de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, espérant pouvoir entendre cette merveilleuse oeuvre en Belgique !

Posté par chrised à 14:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]