Empreinte de vie, une vie, une histoire, un livre !

jeudi 9 juillet 2020

Conseils de Mike Horn pour survivre notamment en forêt

 Bonjour à vous tous,

Passionnée par les aventures de Mike Horn, j’ai écouté ses conférences sur ce qu’il conseille d’emporter pour survivre, notamment en forêt. Je liste ici tout ce dont il a parlé et non ce dont il a eu besoin pour ses expéditions.

Je trouve cela intéressant pour ceux qui pratiquent le bivouac. 

Je vous recommande toutes ses vidéos d'expédition qui sont incroyables et ses conférences souvent drôles.

Le sac « survie » de Mike Horn 

-       Un sac étanche de 3 litres avec un système qui se roule et se clip.

-       Une couverture de survie.

-       Une bougie plate.

-       Un briquet brûleur.

-       Des allumettes et petit allume-feu dans boîte étanche.

-       Un vêtement élastique chaud.

-       Un poncho.

-       Du papier toilette  bio dégradable.

-       3 ou 4 serre cables.

-       Une lampe frontale avec batterie rechargeable.

-       Une petite lampe pour prévenir.

-       Un couteau suisse.

-       Un bracelet corde de parachute à porter au bras.

-       Une attèle.

-       Un Smartphone.

-       Une boussole.

-       Un chapeau avec filet à moustiques.

-       Un hamac qui fait moustiquaire et couverture.

-       Un drap sac de couchage en soie.

-       Plastifier les documents importants.

-       Un fil de pêche avec hameçon.

-       Une machette.

-       Savoir faire des nœuds.

-       Une petite grille pliable.

-       Mettre des liens en fer sur le gobelet ou thermo en métal.

-       Deux ou trois mousquetons.

-       Deux sangles de deux mètres de long.

-       Des sardines (piquets tente).

-       Un sac de couchage en synthétique.

-       Un tour de cou.

-       Un drap de bain en micro fibre.

-       4 cartes Sim d’opérateurs différents.

-       Une pharmacie : 2 bandages, de la colle superglue, un désinfectant, une crème solaire, une brosse à dent pliable et dentifrice. Une crème anti inflammatoire. Une 2e peau pour les cloques. Deux compresses stériles. Du « tape » autour du stylo.

-       Les couteaux : une lame large avec housse, un petit couteau avec lanière velcro, un couteau de chasse taille moyenne.

-       Nourriture : fruits secs, muesli, noix, raisins, chocolat, beurre cacao.

 

Bonnes vacances à tous.

Christine Mentior

www.empreintedevie.net

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mardi 7 juillet 2020

Etre un colibri dans cette période de transition...

Bonjour,

Pierre Rabhi, de son nom d'origine Rabah Rabhi, né le le 29 mai 1938 à Denadsa, en Algérie, est un essayiste, romancier, agriculteur, conférencier et écologiste français, fondateur du mouvement Colibris et « figure représentative du mouvement politique et scientifique de l'agroécologie en France. »

Je rappelle ici la légende :

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. » »

 

Dans ce post, je veux partager avec vous comment je fais ma part au quotidien :

Economiser l'eau :

Je récupère l'eau de l'essorage des salades pour arroser les plantes, nettoyer le trottoir, etc.

Chaque matin, je place un seau dans la douche pour récupérer l'eau froide avant l'eau chaude. Elle est ensuite versée comme chasse dans les toilettes.

Je garde l'eau des bains pour le même usage, bains dont j'ai réduit la fréquence.

J'ai placé des bouteilles plastiques au pied des tomates dans le potager avec un bouchon "goutte à goutte".

Je récupère l'eau de pluie au jardin.

Je filtre l'eau du robinet avec un Berkey. Je n'achète jamais d'eau en bouteille. Je ne bois aucun soda.

 

Cultiver un petit jardin

J'ai organisé un potager dans lequel poussent des salades et autres verdures, maches, roquettes, radis, betteraves, pourpier, épinards. Egalement en saison, aubergines, haricots, courgettes et tomates, oignons, céleris.

J'ai planté des petits fruitiers : fraisiers, myrtillier, murier, groseiller, framboisier et deux kiwis, un male et une femelle.

J'ai planté les aromatiques : menthe, romarin, thym, origan, coriandre, ciboulette, persil plat et frisé.

Deux arbres, un cerisier et un noisetier, me donnent leur fruit chaque année.

Je soigne les pissenlits et les orties : les pissenlits pour la salade. Les orties sont séchées et réduites en poudre pour les salades également.

Mon compost est rempli chaque jour de mes déchets de légumes et fruits. Il y pousse des pommes de terre ! Et j'ai trouvé un avocat de quinze centimètre qui aujourd'hui en fait 50 !

Fuir les supermarchés, acheter bio et local :

Je suis au régime "ni blé ni lait". Donc j'ai supprimé tous les produits industriels.

- Je fais mes yaourts (coco chèvre), mes biscuits et gâteaux (que je sucre avec des fruits confits), mon pain. Je sèche mes menthes, mes orties. 

- Je fais mon lait de millet, d'amandes.

- Je mange peu de viande, beaucoup de légumes toujours "bio" ou provenant d'une ferme à proximité.

- Je cueille les fruits que je trouve : pommes et poires pour compotes, cerises noires pour clafoutis, noix et noisettes.

- Je récupère les fanes des légumes pour les soupes.

- Je n'utilise aucun pesticide. Je prépare un purin d'orties.

 

Une mobilité douce

Je roule en vélo (Bruxelles, Genval et Waterloo régulièrement), en trotinette dans Wavre ou je marche, la plupart du temps.

Ma voiture désormais, je la partage avec ma fille.

Je voyage en avion que si ultra nécessaire et n'effectue de long voyages que tous les cinq ans.

Je pratique Blabacar si possible et prends en auto stop régulièrement.

Je ne mets la climatisation que si vraiment indispensable. Sinon, j'ouvre les fenêtres !

Je roule zen et en dessous de 110 kms/heure pour réduire la consommation de diesel. 

 

La pratique du moindre déchet

Je ne mets un sac poubelle de la commune (60 litres) que toutes les trois semaines. Je vide l'air des bouteilles en plastique !

Je trie mes déchets  (verres, cartons, piles, etc) et les porte à la déchetterie. Les médicaments périmés à la pharmacie.

Je ramasse, avec un sac dédié et des gants, les saletés jetées au sol par des citoyens inciviques.

Je ne jette rien, je vends, porte aux Petits-Riens ou je donne. 

Je ramasse certains objets ou livres dans la rue. Je les nettoie et les porte aux Petits-Riens.

Je n'achète plus de vêtements... boycotte le "made in China" et tout ce qui n'est pas fait localement.

Quand un appareil tombe en panne, je le répare ou le fais réparer. J'achète d'occasion.

J'ai toujours sur moi un sac réutilisable. 

Je réalise mes produits de lessive pour la vaisselle ou la machine à laver (bicarbonate, copeaux de savon, cristaux de soude).

Je n'utilise plus que du vinaigre et du savon noir. Aucun produit corrosif.

Dans mes achats, je privilégie le bois plutôt que le plastique (jouets, réparations).

 

Pour ce qui est de l'énergie

Je programme mes machines la nuit pour le compteur bi horaire.

L'hiver, je chauffe à 19° la pièce dans laquelle je vis (J'enfile un pull si besoin). Je ne chauffe pas ou peu le reste. Je coupe le chauffage au 15 avril et le rallume le 15 octobre.

J'ai investi dans des rideaux thermiques. A la tombée de la nuit, je ferme stores et rideaux.

J'ai remplacé les ampoules par des leds. J'éteins les veilles (télévision) et les ampoules dans les pièces où je ne suis pas. 

Je recharge les batteries la nuit.

 

Pierre Rabhi que j'ai rencontré à Romans et pour qui j'ai un profond respect appelle cela "la sobriété heureuse".

Préserver notre planète est une obligation et chacun peut être un acteur. Ainsi tous ensemble nous ferons la différence !

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Un grand merci à Pierre Rabhi.

Bonne journée à vous tous !

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lundi 22 juin 2020

Un très bon livre à lire : Il suffit d'une rencontre pour changer de vie !

 

 

Voici le résumé des questions et réponses que pose l'auteur, Anthony Nevo, à la fin de son livre. 

J'ai trouvé cela très pertinent.

Anthony Nevo – Il suffit d’une rencontre pour changer de vie

1/ Quand tu demandes quelque chose, ajoutes-y de la clarté.

2/ Toutes les réponses à tes questions se trouvent en toi.

3/ Tout ce que tu fais en bien ou en mal te revient.

4/ Tout ce sur quoi tu te concentres s’amplifie.

5/ Le mouvement crée le changement.

6/ L’Inconnu est synonyme d’évolution.

7/ Emettre des intentions avant d’entamer quelque chose d’important pour soi.

8/ Pose-toi des questions pertinentes.

9/ Tu es responsable de ce qui se produit dans ta vie. Agis en conséquence.

10/ Persévère toujours, mais affine ta stratégie si tu vois que les résultats ne sont pas là.

11/ Décuple ta puissance de réflexion en l’associant à celle d’autres personnes.

13/ Entreprends des actions qui te feront ressentir une grande satisfaction personnelle intérieure.

14/ Le meilleur moyen d’attendre la véritable richesse intérieure est d’apporter au monde ta contribution.

15/ Là où l’amour réside, la peur disparaît.

16/ Le jour où tu rendras ton dernier soupir, n’emporte pas de regrets avec toi. Emporte des expériences et des souvenirs.

17/ Laisse s’exprimer l’enfant qui sommeille en toi sans te préoccuper du regard des autres.

18/ Quoi qu’il se passe dans ta vie, suis toujours ce que dicte ton cœur. Quand tu fais ce pour quoi tu as été créé, des choses extraordinaires arrivent dans ta vie.

 

Très bonne journée à vous tous.

 

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samedi 1 février 2020

La BRAFA JANVIER 2020 - BRUSSELS ART FAIR

 

Bonjour à vous tous,

Je renoue avec mon envie de découvrir l'art dans les Foires et je me suis rendue à la BRAFA qui avait lieu à Tour & Taxis du 26 janvier au 2 février 2020.

Les exposants venus d'Europe et d'ailleurs étaient au nombre de 133, soit un panel riche et diversifié de galeries de référence tant en art ancien, moderne que contemporain.

Pour sa 65e édition, une initiative du président, Harold t'Kint de Roodenbeke a organisé une vente caritative de cinq segments originaux du Mur de Berlin, porteurs de graffitis sur les deux faces.

Effectivement, positionnés à l'entrée de l'exposition, aucun visiteur ne pouvait manquer de les voir. 15 000 euros pièce... pour un bout d'histoire à la portée symbolique et émotionnelle. A notre époque où se construisent des murs entre les peuples (USA/Mexique - Palestine/Israël...), et des multiples barrières au gré des discriminations, sociales, de genre, de religion etc... il y aurait un intérêt à faire un mémorial avec ces morceaux de murs pour ne jamais oublier que visibles ou invisibles, les murs sont un fléau car ils séparent, divisent, engendrent la haine, la peur, le désespoir et autres tourments.

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Mon premier coup de coeur est pour le travail magnifique d'Eugène Galien-Laloue (1854-1941).

"Son père est le peintre décorateur de théâtre Charles Laloue : il épouse Marie Eudoxie Lambert à Paris aux Batignolles le 29 décembre 1853. Eugène nait le 11 décembre à Montmartre, rue Léonie.

Il est recruté par la Société française des chemins de fer pour dessiner le tracé des rails de Paris vers les gares de province ; il en profite pour peindre les paysages avoisinants, puis les quartiers de Paris, dont il produit un nombre considérable de gouaches, en prenant soin de respecter le tracé de la perspective des immeubles. Il varie la tonalité du ciel, l'aspect des arbres et de l'éclairage en fonction des saisons en animant les lieux de personnages, affectionnant particulièrement les effets de trottoirs mouillés sous la pluie ou la neige. Son œuvre est aussi étroitement liée aux paysages de villages de la campagne francilienne. En 1874, il séjourne à Fontainebleau où il peint des couchers et levers du soleil, ainsi que des scènes de basses-cours, des cours de ferme à Samois-sur-Seine, en compagnie de Charles Jacque et de Léon Dupuy, artiste qui ne fera pas de carrière, mais dont Eugène Galien-Laloue reprendra le nom comme pseudonyme, lui donnant une seconde vie pour le faire connaître des milieux artistiques."

 

La représentation de Paris à la gouache est lumineuse, pleine de détails, de finesse, de couleurs. 

L'atmosphère romantique est prégnante... et vraie.

 Galerie ARY JAN - 32 avenue Marceau, 75008 Paris, France - Tel: +33 (0)1 42 61 42 10 -

Mobile: +33 (0)6 07 88 75 84 - contact@galeriearyjan.com

"Place de la République" - gouache sur papier - 18,8 x 31 - à droite

"La Bastille et l'ancienne gare de Lyon sous la neige" - à gauche

Gouache sur papier - Dimension 33 x 46

 

 

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"Marché au fleurs, la Madeleine"

Gouache sur papier - 18,5 x 30,7

 

"La porte Saint-Denis sous la neige" 

Gouache sur papier 54 x 78

"Il est rare d'avoir un tableau de cette taille, car il n'y en a que deux", souligne la galériste.

Je me suis intéressée ensuite à ce qui pouvait faire sens pour moi dans le cadre de mes activités à l'Académie des Beaux-Arts de Wavre où je pratique le dessin. Nous venons de terminer l'exploration au patel sec et attaquons le papier aux gros ou fins marqueurs, pinceau à encre... noir.

 

 

 

Je suis fascinée par la "haute définition" de cet arbre peint par Gijsbrecht Leytens  (1586 Anvers 1656) - Winter landscape

 Et par celui peint par Daniel Van Heil - 1604-1662 "Paysage d'hiver" présenté par la Galerie Florence de Voldere - 34 avenue Matignon - Paris 8e

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Voici deux paysages dessinés par André Derain et présentés par la galerie MAEGHT - 42 Rue du Bac - Paris 7 - Téléphone +33 1 45 48 45 15

Celui-ci est une encre sur papier "Paysage" - 34' x 49,5

André Derain, né le 10 juin 1880 à Chatou (Yvelines) et mort le 8 septembre 1954 à Garches (Hauts-de-Seine) est un peintre françaiset l'un des fondateurs du fauvisme. Il est également peintre de décors et costumes de ballets et de théâtre, graveur, illustrateur et écrivain.

Et celui-là plus  à droite : "Paysage au clocher" 1930 - Crayon sur papier - 25 x 35,5

J'ai trouvé ce "Paysage de Provence" 1930  sur internet, aux douces couleurs.

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Voici le travail de Raoul UBAC, "sans titre" encre sur papier 1981 - 50 x 65 cm et "Relief" Encre de Chine sur papier 65 x 50 cm. La technique m'impressionne car elle est faite de traits fins minutieusement apposés. Présentés par la Galerie Maeght.

Toujours en noir et blanc, les dessins de Pablo Picasso 1922/23 "Groupe de trois femmes" Dry point etching on paper (Vergé de Montval) - 34,5 x 28 cm présenté par DIE GALERIE

Grüneburgweg 123, 60323 Frankfurt am Main, Allemagne - Tél : +49 69 9714710

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Ci-dessous : Max Ernst - "La Forêt" - Huile sur toile 1925 - 55 x 46 cm      

 A droite : Pablo Picasso "Nature morte cubiste" - 1910 - Encre de Chine et aquarelle sur papier - 48,3 x 68,4

 Galerie Boulakia 10 Avenue Matignon, 75008 Paris, France - Tél : +33 1 56 59 66 55

 

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Je terminerai par trois dessins de Paul-Emile Pissarro 1884-1972 - Présentés par la Stern Pissarro Galerie -  66 St James's St, St. James's, London SW1A 1NE, Royaume-Uni. Tél : +44 20 7629 6662

"Paul-Émile Pissarro est le cinquième et dernier fils de Camille Pissarro et de Julie Vellay. Élevé dans un ménage artistique comme ses frères, il semble qu'il ait été le mieux prédisposé à la peinture : un cheval blanc, dessiné à l'âge de cinq ans, reçut des éloges de l'écrivain Octave Mirbeau, son père, impressionné, décida de le garder à part dans sa collection privée, dès lors il ne cessera de le soutenir dans ce qui devient sa passion."

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"Au bord de l'Orne" - 10,8 x 19,4cm - encre sur papier

"Le village" - 12,4 x 19 cm - crayon sur papier

"Paysage" - Fusain sur papier - 13,3 x 19,8 cm

J'espère que mes choix vous auront plu.

 

Au plaisir d'une nouvelle découverte.

Bien à vous.

Christine

 

mercredi 22 janvier 2020

Liberté !

Liberté

 

Pourquoi ce mot m’évoque t’il un rêve accessible ? 

Mon ressenti le plus vif a eu lieu lors d’un voyage à vélo le long de la Loire. Rouler en toute autonomie me rappelle mes premières longues balades dans le Jura, en compagnie de ma soeur cadette. Les côtes étaient nombreuses et les grimper sous le soleil était harassant ; nous mettions pied à terre souvent, haletantes. Notre bécane à trois vitesses ne permettait pas de performances. Baignées par la forêt que nous traversions, nous respirions alors les sous-bois humides, regorgeant de champignons et de fraises des bois, tapies dans les clairières.

 Nous passions la frontière pour dévaler les pentes suisses jusqu’au lac des Taillères, petite Sibérie d’Europe où nous aurions adoré nous baigner.

Oui, la liberté, c’était oser partir à l’aventure, d’être livrées à nous-mêmes et de refuser ce bain par peur de nous noyer alors que nous savions parfaitement nager ! L’équilibre entre ce que nous pouvions faire ou pas… était devenu notre responsabilité et une réalité.

 Mais c’était plus encore : les kilomètres avalés représentaient le bonheur d’être vivantes. Pédaler, respirer, humer, sentir le feu sur nos bras et transpirer abondamment… une enchantement qui débordait notre peine.

 Pas d’horaires, juste un parcours, une boucle longue que nous étions persuadées de pouvoir achever, sans jamais l’avoir faite. Ce sentiment de puissance… (nous étions jeunes et insouciantes) entraînait le dépassement de soi. Aspirer à la liberté inspire quelque chose de plus grand que nous !

 Les années passent et cette envie prégnante est restée.

 Curieusement, aujourd’hui, voyager à vélo les sacoches pleines est devenu une mode.

Les voies s’ouvrent, traversent l’Europe de part en part, rapprochant les personnes qui aiment la mobilité douce. Chacun planifie son rêve, ses étapes, partageant à l’avance les besoins, les nécessités. Photos, logements, matériel… tout est à faire et déjà réalisé pour certains. Le périple est unique avec une organisation propre et le cycliste délivrera sa formule avec ses souvenirs heureux ou ses galères.

 Cette liberté-là ne se vit pas au quotidien. Quelle frustration de ne pouvoir assumer des comportements spontanés, des rencontres fortuites, des échanges passionnants dans sa ville, avec ses voisins.

 Pourquoi attendre le voyage pour se sentir libre !

La réponse est peut-être dans le livre “Partir chez soi” de Sébastien de Fooz (Changer de regard, s’ouvrir à l’inattendu).

 

Voyager, c’est vivre !

Lac des Taillères

 Lac des Taillères - Jura - Juin 2016

Christine Mentior – 22 janvier 2020

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lundi 23 septembre 2019

Journal d'un voyage en vélo au bord de la Loire en juillet 2019

Bonjour à vous tous,

Sur les 800 kilomètres de voies cyclables et de routes à faible circulation, mon amie France et moi avons parcouru 465 kilomètres d'Orléans à Angers avec nos vélos électriques neufs, deux sacoches de 20 litres (étanches) et une belle détermination à réussir ce voyage dans la joie. 

Les indications de kilomètres sont celles du Routard mais dans la réalité, nous en ferons chaque fois plus, compte-tenu de nos erreurs.

J'avais au préalable fixé l'itinéraire, réservé les chambres par RBNB ou au camping et surtout pris les billets de train+vélos pour le retour.

Sept jours pour découvrir les châteaux, jardins, abbayes et paysages et rencontrer de belles personnes sur notre route !

Départ lundi 22 au matin : Première étape : Orléans

De Wavre, nous prenons la voiture et chargeons les deux vélos sur le porte-vélos. Je propose de passer par Reims pour éviter Paris. C’est plus long mais nous pourrions nous arrêter pour visiter Reims, Troyes ou Sens. Il y a 440 kilomètres environ et 5 heures de route. Nous faisons le choix de passer par Paris et ce fut très pénible ! Plus de 7 heures de trajet à slalomer entre les bouchons et les travaux !

Logement le 22 au soir, à St Jean Le Blanc dans une maison dont le jardin est extrêmement sec. En nous rendant au restaurant pour dîner, nous constaterons avec stupéfaction à quel point la Loire manque d'eau. Les opérateurs des centrales nucléaires font des retenues pour refroidir les réacteurs. Il est interdit de se baigner ou de boire l'eau du robinet sur l'ensemble de notre parcours ! Une déception majeure !

Par contre, l'aménagement des berges est sympathique avec ces engins modernes de musculation, des vélos en prêt, des kiosques/bars remplis de convives.

Les pistes cyclables sont certes visibles mais pas toujours bien balisées. Nous chercherons un pont à plusieurs reprises et nous retrouverons par erreur sur une route dangereuse probablement interdite à la circulation des vélos ! L'aventure commence !

Deuxième manquement de notre part, ne pas avoir acheté les deux cartes "la Loire à vélo 1" et "La Loire à vélo 2" sur lesquelles les points noeuds sont signalés. Nous disposions du guide du Routard "La Loire à vélo".

Au matin, notre hôtesse nous offre un petit-déjeuner bien garni et ce sera la seule fois, ce que nous avons bien regretté car il nous a été difficile de trouver des épiceries ouvertes dans les villages à l'heure du déjeuner.

23 juillet 2019 : départ en vélo en direction de Blois – 48 kilomètres

La route est très belle, souvent ombragée et bordée de très anciennes et vastes demeures. Nous observons beaucoup d'oiseaux sur la Loire. 

. Meung sur/Loire : 20 kilomètres – 2 heures – (collégiale, château 9 euros, jardins)

Il fait 38°et sommes heureuses d'entrer dans ce château aux deux visages.Muides 2

"Jusqu’à la Révolution, il fut la prestigieuse résidence des évêques d’Orléans et accueillit de grands noms de l’Histoire de France. 

Tout commence avec le premier château qui servit de cadre au traité de 861 entre Robert le Fort et le roi Charles le Chauve, qui marqua le début de l’ascension de la dynastie capétienne. 

Le château de Meung fut également un lieu stratégique dans le conflit qui opposa les Anglais aux Français pendant la guerre de Cent Ans : Jeanne d’Arc le délivra après sa victoire à Orléans.

De nombreux rois y firent halte comme François Ier ou Louis XI.

Il connut ses moments de gloire, en particulier à la veille de la Révolution lorsque l’évêque d’Orléans Jarente de la Bruyère y investit toute sa fortune pour y recréer un petit Versailles. 

Le château a aussi son côté sombre : il servit de prison. Son plus célèbre prisonnier fut le poète François Villon.

Racheté à la Révolution par l’un des fondateurs de la Banque de France, le château de Meung est depuis quelques années une demeure privée ouverte à la visite."

château Muides

Nous aimons beaucoup les explications données sur des fiches, par pièce, à propos de la vie de tous les jours et l'exposition de manière ludique des différents objets. Dans les souterrains, une vidéo son et lumière sera très intéressante et... glaciale... une prison bien austère !

les baignoires

 La salle des bains nous fit rêver d'un rafraîchissement !  

le bain

. Beaugency : 8 kilomètres – 1 heure (château, tour, église, hôtel de ville, quais, vieux pont)

. Muides sur Loire : 16,5 kilomètres – 2 heures

Nous nous arrêterons dans un lieu associatif et culturel au bord de la Loire pour acheter une bouteille d'eau, il fait 39° et boire est une priorité !

endroit associatif 2endroit associatif 1

Nous logeons le 23 au soir à St Dyé sur Loire, après avoir fait plus ou moins 70 kilomètres. Accueil sympa par notre hôtesse dont le mari a refait entièrement seul une chambre, salle de bains et toilettes en face de leur habitation, dans une petite cour fleurie. Après une douche divine, nous espérons trouver l'unique restaurant ouvert. Fermé tout comme le bar qui fait face dont le gérant nous claque la porte au nez après nous avoir vendu deux bières à 6 euros chacune, nous demandant de rapporter les consignes le lendemain. Nous partons vers le fleuve un peu dépitée avec cet unique "repas" ! Mais le moment est magique... Je reviendrais me coucher après avoir mangé une boite de sardine tandis que France aura le ventre vide !

Maison de pêcheur
notre rue à St Dié



Bord de Loire coucher de soleil

Eglise St Dié

 

 

 

 

 

 

 Nous ne manquons pas d'admirer au matin la vieille église, la place du marché et les quelques ruelles fleuries de roses trémières. 

 24 juillet 2019 : départ direction Chambord – 31 kilomètres 3 heures

. St Dyé sur Loire (Parcours pédestre, église et vieilles maisons, rives maison de la Loire)

. Chambord – visite du château et des jardins (14,5 €) et circuit vélo dans la forêt

Nous achetons de quoi déjeuner à l'épicerie du coin et après quelques kilomètres à découvert mais sur piste cyclable, encore fraîches, nous entrons dans le parc du château de Chambord, un bonheur d'être là.

Sur le site, l'organisation est très complète, très touristique avec des restaurants, des glaciers, des crêpiers, deux boutiques, etc. Nous cherchons à garer nos vélos à l'ombre supputant que les batteries à 60° risqueraient d'exploser. 

Puis sommes admiratives devant la grandeur et la richesse de ce chef d'oeuvre de la Renaissance ! Une splendeur ! Le grand escalier à double révolution nous a joué un tour, France caracolant jusqu'au troisième étage... et moi m'arrêtant au premier ! Les portables nous ont aidé à nous retrouver ! 

Les pièces sont immenses mais pas de pièces à vivre excepté les cuisines. Chaque salle met en scène une exposition racontant l'histoire du château et des châtelains successifs. La grande Histoire de France. 5500 hectares, un canal pour les approvisionnements en provenance de la Loire, un grand relais de chasse habité quelques jours par an par les nobles ! De nombreux touristes déambulent, se croisent, photographient.

Chambord entier

 

 

Chambord détails

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Escalier sculpté

Eléments sculptés

Nous ne verrons pas l'église, ni le potager et les jardins car la chaleur est torride : 40° ! Je pourrais faire infuser mon thé avec mon eau chaude !

Chambord modifié

jardins 

Malgré la chaleur écrasante, nous nous rendons le long du canal pour prendre cette vue du château, vision absolument magnifique ! 

Nous cherchons un chemin pour rester en forêt jusqu'à Huisseau sur Cosson. Nous achèterons des fruits sur un petit étal dans ce village. Les oranges et pamplemousses nous sauveront à plusieurs reprises d'étourdissements ! Les pistes cyclables étant parfois introuvables, nous restons sur la route bitumée donc extrêmement chaude mais qui nous offre deux heures d'avance sur le prochain accueil. Nous nous allongeons sous un arbre, dans une prairie où je peux écrire quelques pages.

Nous logeons à Vineuil dans une maison. Après 55 kilomètres au compteur, nos vélos au garage, une bonne douche fraîche, nous filons à l'Intermarché. Il fait 38° à 19 heures et apprécions la climatisation. France préparera une excellente salade, notre premier vrai repas depuis notre départ. Je discuterai avec notre hôtesse tard dans la nuit et m'endormirai encore plus tard, les cloches du village sonnant toutes les heures ! J'aurais dû m'en douter, entre la rue Debussy et la rue Maurice Ravel, il ne pouvait y avoir que de la bonne musique !

25 juillet 2019 : départ en direction Tours – 66 kilomètres

La température prévue est de 42° à l'ombre et nous sommes au soleil toute la journée !

. Blois – 10 kilomètres

 Notre route jusqu'à Blois semblait facile. Une erreur nous met sur le lit marécageux mais sec de la Loire, couvert dans un premier temps de sable et de cailloux ce qui nous oblige à pousser nos vélos à la main. Plus loin, le sentier se rétrécit et entamons un parcours entre les ronces et les orties puis les hautes branches de buissons nous freînent le passage. Nous rendant compte que le chemin d'accès est en surplomb sur notre gauche, nous espérons l'atteindre rapidement. C'était sans compter un arbre volumineux, couché sur notre sentier. France préférait faire demi-tour ; mon épaule me faisant souffrir, je proposais d'aller voir si au bas du fossé se trouvait de l'eau ce qui aurait rendu impossible la remontée des vélos. Ce fut un gros stress, un grand moment de doute car seules dans ce marécage, nous n'étions pas sûres de réussir sans les secours !

Ce dernier étant sec, France très courageusement s'élança, en sandales, dans les ronces et les orties d'une hauteur d'un mètre pour les écarter, les écraser sur son passage. Puis elle revint chercher les sacoches et je l'accompagnais, marchant à mon tour sur cette sente épineuse nouvellement créée. Elle alla ensuite chercher les vélos. Je trouvais l'astuce d'accrocher au guidon un antivol afin d'avoir une poignée solide au centre pour extirper chaque vélo du fossé, France les poussant fort à l'arrière. Le soleil cognait dur et nous étions trempées de sueur. Enfin sur le chemin, nous constations nos blessures... de grosses égratignures sanguignolantes sur nos jambes. Eau micronisée et mouchoirs pour nettoyer et calmer... et nous voilà reparties. Quelques mètres plus loin, un homme au volant d'une grue avait déplacé l'arbre pour le poser sur notre voie..., nous barrant l'accès victorieux. Fort heureusement, nous avons pu le contourner sur la gauche en soulevant les vélos... encore un rude effort... il fait combien sous le soleil ? Quelle mésaventure ! Nous avons pu compter l'une sur l'autre et nous dépasser... une très bonne leçon...

traversée

Herbes hautes

mes jambes

Nous aperçevons Blois sur notre droite.

Blois

 

 

 

 

 

 

. Chaumont sur Loire – 20 kilomètres – 2 heures (château 10,5 € avec jardins 16€)

Puis nous visitons le château de Chaumont, après avoir acheté de l'eau à l'accueil. 

Dès l'entrée, la visite de la "glacière" sur notre droite, un trou profond de 8 mètres qui devait être chargé de glace et de neige en hiver pour la conservation des aliments. Des animateurs en costume d'époque ! proposaient des ateliers (tirs à l'arc, jeux). La visite fut très instructive avec un mode ludique pour que les enfants trouvent sous forme de devinettes les objets servant à la vie quotidienne au château. Comme par exemple ce meubles à trois tiroirs pour la toilette, avec un évier, le bidet et le pot. Je n'ai aucune photo de cette visite et cette photo provient de leur site.

Chaumont

La chaleur s'intensifie après 15 heures. Nous trouvons une épicerie près d'une jolie halle où nous achetons de l'eau et des fruits. Les difficultés pour trouver le bon itinéraire nous retarde et nous accumulons les kilomètres. Heuseusement, la merveilleuse forêt de Montrichard nous emplit de joie et d'un peu de fraîcheur. Sauvons les arbres, ils sont si beaux et si utiles !

. Chenonceau : 28 kilomètres – 3 heures  

Après plusieurs arrêts en pleine campagne (traverser les champs de maïs est une épreuve car ils sont arrosés... et là, la chaleur devient fournaise !), je suis au bord de l'évanouissement et sans jambe. Nous finissons par arriver par un très joli sentier boisé au château de Chenonceau et dînons à 18 h 30 d'un sandwich, un repos bien mérité devant un décor fabuleux au soleil couchant. Nous ne le visiterons pas, à regret, faute de temps. Un joyau de la Renaissance sur le Cher.

Chenonceaux

Chenonceaux 1

Bléré, 8 kilomètres.

Nous atteignons Bléré par une magnifique piste cyclable en bordure du Cher.

Nous y logeons, après 76 kms sous le cagnard ! dans une maison avec piscine, attendues par un couple charmant et le rosé au frais ! Un accueil formidable, une bonne douche, un saut dans la piscine à 35°, c'est le bonheur parfait. Le temps est à l'orage mais notre hôte a bâché nos vélos et mis une bassine sur les raccords électriques pour la nuit. Et au matin, France fut ravie de déguster une baguette avec beurre et confiture, encore un plus !

Nous ne dirons jamais assez merci à tous ces hôtes d'une profonde gentillesse qui nous ont apporté tout ce dont nous avions besoin pour nous remettre de nos pérégrinations estivales.

26 juillet 2019 : départ en direction de Tours – 65 kilomètres

 Sous une pluie fine et intermittente, soulagées que la canicule soit terminée, nous nous dirigeons vers le château d'Amboise. Toute cette région regorge de beautés : maisons de maître en pierre de tuffeau, beaux paysages. Dommage que les étangs ou cours d'eau soient recouverts de vase et d'algues, parfois si denses que la surface parait peinte d'un vert kiwi, fluorescent.

. Amboise – 15 kilomètres – 1 h30 (visite château 12,80€ et jardins panoramiques). Difficile de choisir cette visite car nous pouvons aussi nous rendre au Château du Clos Lucé, parc de Léonard de Vinci ou au château Gaillard.

La timide réapparition du soleil nous permet une agréable visite des parties extérieures.

Petite chapelle St Hubert, vrai bijou d'architecture gothique de la fin du XVe s. 

château

Chapelle St Hubert

Décor gothique

Le château est très joliment meublé, juxtaposant deux styles opposés : français ou gothique et italien et Renaissance.

 

Fauteuil

 

Vue sur la Loire, d'une largeur toujours impressionnante, que surplombe le pont en pierre Maréchal Leclerc. 

pont sur Loire

. Mont Louis sur Loire : 15 kilomètres – 1 h 30

Le soleil revenu, nous pédalons activement jusqu'à Mont Louis. La route est longue, plus vallonnée. Nous nous perdons à nouveau car les panneaux sont rares et peu indicatifs. Géo Vélo raconte n'importe quoi tandis que Waze ignore les pistes cyclables ! Roulons roulons jeunesse, buvons, roulons jusque Tours, une ville magnifique.

. Tours : 13 kilomètres

Nous allons tout droit visiter la cathédrale. J'ai toujours du plaisir à rouler en ville, allez savoir pourquoi ?

"Architecture. La longueur totale de la cathédrale Saint-Gatien est de 97 mètres, la hauteur des voûtes de 29 mètres. Au centre, la magnifique verrière de l'abside date des années 1260-1267. Elle domine un chœur de style gothique rayonnant érigé grâce aux largesses de Saint Louis."

Toujours impressionnant ! Je remercie pour tous les bons trajets, les bonnes rencontres, notre santé, le bonheur d'être là. Et je prie pour ma famille et tous mes amis puis le monde entier, la paix... notre coeur ne sera jamais assez ouvert pour contenir toute la richesse de la création !

Intérieur cathédrale

Cathédrale Toursensemble place ToursBoulangerie

maison Tours

 

 Puis, nous mangeons une glace sur la place Plumereau, très ancienne dont les maisons (à pignons et pans de bois du XVe) ont été admirablement restaurées. 

La ville est très animée car braderies et brocantes asphyxient les rues piétonnes ! Nous nous faufilons tant bien que mal sur les trottoirs pour nous extraire de là ! Sortir d'une grande ville est toujours compliqué mais là, nous décrochons la palme ! Nous demandons notre chemin... les réponses sont toujours aléatoires... parfois cela marche, souvent non ! Un homme nous incite à traverser la ville de part en part jusqu'à une fontaine. Nous pédalons et nous retrouvons coincées entre une autoroute, une voie rapide, un parking d'hypermarché... l'horreur. Là, on fait "n'importe quoi" : on coupe tout afin de se retrouver sur des trottoirs occupés par des arbres ou des voitures ! Nous faisons demi-tour pour retrouver le Cher au pied d'immeubles grâce cette fois à l'application Waze et nous voilà hors de danger sur une piste cyclable ! Ouf !

Il se remet à pleuvoir... nous interpellons à nouveau un homme qui nous mènera à la bonne piste en nous faisant traverser un golf. Nous sommes heureuses. Les kilomètres défilent, le gris aussi car la lumière est basse.

Nous passerons devant Villandry juste pour faire la photo et avalerons les 12 derniers kilomètres pour Langeais, de l'autre côté du Cher.

. Villandry = 15 kilomètres 

Villandry modifié

Logement à Langeais dans une maison, accueillies par un jack russel, Duffy. Chaque arrivée est une découverte : chambre spacieuse ou non, salle de bain vaste ou partagée, toujours équipées de douches modernes. Le grand confort le plus souvent.

Notre hôte nous réserve une table dans une crêperie. Le château de Langeais est magnifiquement illuminé le soir et les pavés fraîchement lavés brillent ! Enfin un bon repas chaud pour fêter nos 76 kms  ! 

Il nous est impossible de visiter tous les châteaux qui jalonnent notre route. C'est frustrant pour moi, tellement avide de connaissances et de nouveauté. J'ai très envie de refaire ce parcours en m'arrêtant partout où je n'ai pu le faire !

Langeais

 

 

27 juillet 2019 : départ en vélo direction de Saumur – 54 kilomètres

La journée s'annonce agréable, il fait délicieux pour rouler.

. Château de l’Islette en direction de Luré 

Nous passons devant ce château qui a fière allure. 

château Islet

. Azay-Le-Rideau - 7 et 15 kilomètres (château 10,5 €)

Azay détail"Pureté de son style Renaissance tourangelle". 

Il est situé dans un magnifique écrin de verdure. Beaucoup d'ornements extérieurs sont finement sculptés. Les pièces sont valorisées par des installations d'artistes qui s'inspirent de la Renaissance. Notre guide papier est précieux. Il nous apprend l'origine des bois des meubles, leur fonction, la destination des pièces etc.

La charpente est sublime, les pièces de mobilier et les tapisseries au mur sont somptueuses. Le thème de la chasse est récurrent.

Azay château

 

charpente

château eausalle à manger

cheminée

murs joncs

De grandes cheminées pour réchauffer les pièces mais également des nattes de jonc tressé couvrent les murs pour isoler les pièces du froid.

 

chambre 2

 

 

 

 

 

 

 

Nous roulons, toujours agréablement traversant une campagne offrant de beaux paysages.ferme

etang

Nous déjeunons sous un gros arbre face au château de Rigny-Ussé. Le temps est très menaçant et nous craignons un gros orage qui nous empêcherait d'avancer.

château ?

Fort heureusement, juste des trombes d'eau qui s'abattent sur nous pour deux heures de route. Il fait sombre, ma lumière arrière est détachée. Cela tombe mal.

Nous sommes partagées entre rouler à pleine vitesse dans les descentes... et ralentir pour ne pas glisser. Le froid s'installe en nous car notre gilet, recouvert d'un kway est à peine suffisant. Pas d'essuie-glace sur mes lunettes ! C'est une expérience... Désormais, la pluie ne me fera plus peur ! Avec mon pantalon kway, c'eut été mieux ! Nous traversons Chinon et apercevons sa forteresse... peu engageante avec ce temps.

Château_de_Chinon_vu_de_la_Vienne

 

 

 

 

 

 Beaucoup de vignobles, certains en agriculture biodynamique, d'autres exhalent des odeurs chimiques... Le vin est aussi empoisonné que la nourriture.

. Marnay – Brehémont – Le Saut – Rigny-Ussé -  17 kilomètres – 2 heures

Logement à Savigny en Véron : camping la Fritillaire - la fritillaire@orange.fr

Nous passons par Avoine... sans nous tromper cette fois et arrivons pleine de saletés et plus que trempées au camping... mes chaussettes flottent dans mes baskets !

Le jeune propriétaire du lieu est sympathique et souriant... je dégouline devant la porte de la réception. Une fois les clés de la caravane récupérées, nous trions toutes nos affaires sales et mouillées et déposons le tout dans la machine à laver puis le séchoir. Nous prenons une bonne douche et nous installons au snack : je mangerai un jambon frites... un peu salé. C'est juste parfait, surtout le pyjama tiède pour dormir !

ll fait cru à l'intérieur de la caravane et j'ai froid. Sortir la nuit m'est difficile mais là aussi, je me sens vivante : sortir de sa zone de confort, une fois de plus et humer l'air frais à 3 h du matin, ce n'est pas coutumier... un bon souvenir. La bonne humeur sera là au réveil et nous sommes heureuses de remonter en selle sous le soleil qui sèchera mes baskets sur le porte-bagage.

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28 juillet 2019 – départ en direction de Saumur – 58 kilomètres

Après un bon trajet sur des routes partagées, nous attachons nos vélos à l'ombre et laissons nos sacoches accrochées au vélo par un cadenas, ce que nous faisons partout, sans aucun dommage. 

Fontevraud-l’Abbaye : 15 kilomètres (visite de l’abbaye 9 € - prix réduit car couplé avec Azay-le-Rideau (Pass Val de Loire)

"L’Abbaye Royale de Fontevraud, située aux confins des trois provinces du Poitou, de l’Anjou et de la Touraine, est l’une des plus vastes cités monastiques d'Europe héritées du Moyen Âge. Classée Monument historique dès 1840, elle est, depuis 2000, inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco avec l’ensemble du Val de Loire."

"C’est une abbesse qui dirige l’Abbaye Royale, qui abrite femmes et hommes répartis entre les quatre prieurés : Sainte-Marie pour le "contemplatives", Sainte-Marie-Madeleine pour les sœurs converses, Saint-Jean de l’Habit pour les moines et Saint-Lazare pour les sœurs qui soignent les lépreux."

La visite est passionnante car cette abbaye a deux histoires fortes, celle de religieuses obéissant à un ordre très stricte et celle d'une prison, la plus dure de France jusqu'en 1966. Les prisonniers y travaillaient 15 heures par jour, mourant de faim et de froid.

Les salles sont immenses et pas chauffées. De nombreuses photos, textes et vidéos des anciens condamnés ou gardiens racontent le cauchemar d'être là.Intérieur église

Eglise Fontevrau

jardins intérieursInstallation de verre 2

Des artistes ont pris possession des lieux pour une installation lumineuse... chaque faisceau est-il une marque sur un mur, gravé par un prisonnier ?

Après la partie sportive, les visites au frais des bâtiments sont une vraie détente !

rue fleurie

 

Nous reprenons la route au travers de jolies bourgades fleuries pour le village troglodite de Turquant. Il en existe plusieurs, certains touristiques avec boutiques et cafés, d'autres plus authentiques que nous traverserons de part en part. C'est très surprenant d'imaginer que des gens ont habité là. On y trouve même des restes de "squatt".

Au loin, des villages, des châteaux et toujours cette Loire presque à sec !

Vue de la Loire le 28

. Turquant : 8 kilomètres (visite village troglodite accueillant les métiers d'art)

Troglo touristiques

Le "fontis" est un effondrement du sol dans une cavité. Le "ciel" (partie de roche se trouvant entre le plafond de la cavité et le terrain du dessus) se fragilise au cours des années jusqu'à un effondrement brutal. Etonnant village souterrain datant du XIe.


traversées troglodites

 

Traversée troglodite 2

Nous redescendons sur Parnay, au travers de ce village troglodique.

. Parnay : 4 kilomètres (visite de l’église et du parcours troglodytique)

Nous grimpons sur un plateau couvert de vignes sur lequel une église flotte au-dessus des ceps. Le temps est magnifique, toujours un peu venteux sur les hauteurs. La vue est panoramique.

Eglise ds vignes

sculpture de paille

Les champs offrent de belles structures en paille. 

La Loire est plus qu'à sec... juste incroyable !

Loire à sec

. Saumur : 15 kilomètres (visite château 9 € et jardins panoramiques) et l’île d’Offard

 De très belles bâtisses sur les bords de la Loire agrémentent notre parcours.

bâtiment bord de Loire 2

Belle tour 2

Nous voilà à Saumur pour y déguster une glace artisanale (promesse du glacier), petite ville qui semble un peu endormie car tout est fermé et nous ne pourrons acheter notre repas pour ce soir.  

Eglise Saumur

Saumur

Logement à Gennes – camping au bord de La Loire.

 Nous sommes  contentes de cette météo car notre cabane est vraiment au bord de ce fleuve... et en cette période de changement climatique, de nombreux campings sont évacués ou dévastés par les inondations. La cabane bouge quand on se retourne dans son lit et l'échelle est raide !

notre couchage 2

cabane au camping

L'accueil est charmant. Un petit rosé nous est offert et nous rencontrons des Wavriens, elle chimiste et lui charpentier. Ils nous invitent à partager leur repas. Nous oublierons de leur dire au-revoir au petit matin, l'intrusion de fourmis dans mon sac ayant retardé et perturbé notre départ !

Quelle ambiance ! Des enfants tournent en toute liberté avec leurs trotinettes, c'est sympa et familial. Le gros chien des Macas zieute un chat. Mais il a reçu l'ordre de se tenir tranquille. On entend des rires, les pleurs d'un bébé et on sent la fraîcheur du soir arriver. Les deux couvertures seront utiles. Les cloches reviendront me réveiller et je terminerai la nuit les écouteurs aux oreilles.

Ah la Loire ! Vue de mon lit ! 

vue de notre lit

 29 juillet 2019 – départ de Gennes en direction d’Angers - 40 kilomètres

 Une journée radieuse s'annonce, c'est la dernière sur nos selles. Le chemin serpente dans bois et forêts, c'est agréable. De magnifiques demeures aristocratiques sur notre gauche face à une Loire chargée en eau. Le ciel d'un bleu profond respire encore la fraîcheur.belles maisons

 

beaux bâtiments

 

 

De la route le 29

Des colonies d'oiseaux sur les bancs de sable nous offrent des arrêts sur les quais pour les observer.

 

 

 

 

 

 

 

. Le Thoureil (village au clocher-peigne en Anjou)

. St Rémy-La-Varenne (visite du Logis du Prieuré 4 €)

Nous visitons ce Prieuré et achèterons les deux cartes de la Loire indispensables pour notre prochain voyage ! Cette bâtisse servait de logis aux moines qui cultivaient les alentours. Une cheminée spectaculaire, entièrement sculptée et richement peinte (polychrome), une énigme. Une exposition de peinture n'a pas été décrochée et nous la découvrons.Prieuré arrière

PrieuréPrieuré cheminéePrieuré charpente

 

 

 

 

Les charpentes sont souvent magnifiques, voire extraordinaires, en chêne, d'une qualité de résistance incroyable après plus de 500 ans !

 

 

De très nombreuses tours, tourelles seront observées tout au long de notre voyage. Les gens fortunés modélisent les châteaux en construisant des demeures cossues.

. Brissac-Quincé : 13 kilomètres – 1 h – visite château Brissac – 10 € et parc

Construit à la fin du XV et reconstruit  par le duc, ce château compte sept niveaux et c'est le plus haut château de France : Wahoo !  Il est juste énorme. Sur les 200 pièces, nous n'en verrrons que dix, bien meublées et richement décorées. La chasse est à l'honneur partout. Le théâtre privé est magique avec ses petites loges et sa capacité d'environ 100 places. Pièces de théâtre, musique, repas délicieux, vins raffinés, le faste, le luxe. J'ai toujours une pensée pour ceux qui ont érigé de pareils chefs d'oeuvre, ces ouvriers qui ont travaillé à la force de leurs poignets et souvent au péril de leur vie.Brissac de loin

Brissac wahoo

Brissac galerieplafonds ornés

 

 

ChambreTapisserie, muranomaison colombage

 

Nous retrouvons les petites maisons à colombage sur la place de Brissac. A nouveau, rien d'ouvert au village, nous nous partagerons une orange...

. La Daguenière 

 De Brissac à Angers, nous subissons toujours le vent mais sur de petites routes où seules quelques voitures nous dépassent. Nous avons remarqué depuis notre départ qu'avec le temps caniculaire suivi de de grosses pluies, tout est désert. Villages fantômes, pas même un chat. Tout est fermé durant cette période de congés. Mais le plus ahurissant fut qu'au long de cette épopée, nous n'avons entendu que quelques oiseaux chanter, vu quelques papillons voler. Aucun insecte pour nous embêter. Le changement climatique est bien là avec la mort de la biodiversité et de certaines espèces... dont nous ferons probablement parti.

Angers est en vue. Dans les derniers dix kilomètres, nous nous arrêtons dans un grand supermarché pour faire le plein de courses pour quelques bons repas de fruits, fromages et salades. Bien chargées, nous pédalons avec force mais n'arriverons pas à temps, notre hôte, kinésithérapeute de métier, étant parti soigner un client. Nous nous échouons dans un parc sur un banc et je me jette, affamée, dans les sacoches pour en extraire de quoi me restaurer ! Nous patientons, philosophes !

Nous logeons dans une belle maison. Nos vélos en sécurité au garage. C'est une option que j'ai chaque fois choisie pour être sûre de retrouver nos cycles au petit matin.

L'accueil est sympathique, monsieur nous montrant toute la maison et nous laissant seule avec les clés. L'ensemble est royal,

 

la chambre immense avec une grande terrasse. Je profite de la piscine pour faire quelques étirements... l'eau n'est pas très chaude car le temps est moyen.

REPOS ! Après ces 55 kilomètres venteux, je suis harassée et tombe dans le grand lit dès 20 heures. Mon corps est endolori, bras et jambes et surtout sans force. J'ai perdu 3 kilos mais gagné du bonheur, de la joie, de la liberté !Vue des remparts

Ville Angers

Angers est une très belle ville. Nous découvrons l'église St Nicolas grâce à un paroissien qui teste sur une petite chaîne stéréo des adagios de Bach. Il nous explique comment l'église a été bâtie avec la pierre de tuffeau, très friable et celle plus dense, de couleur jaune pour les fondations. Il nous fait remarquer que la coupole du plafond est creuse et bien d'autres éléments magnifiques. Puis, de là, nous courons nous mettre à l'abri dans la cathédrale St Maurice, toute aussi majestueuse, investie par un artiste qui a accroché des centaines de petits pots en verre blanc remplis d'eau.

St Nicolas 

Cathédrale vue des remparts

choeur

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Les vitraux des rosaces sont exceptionnels. Le choeur aux six colonnes de marbre rose surplombé d'un décor surprenant en bois doré sculpté est d'une richesse qui dénote un peu dans ce lieu sacré serein. Je prends en photo une très belle icône, une vierge à l'enfant que j'adresse aussitôt à mon amie Christine qui en réalise de très belles.rosace

Installation artistique

Nous visitons le château, (9 €) situé sur un promontoire rocheux dominant la Maine. Forteresse et résidence fastueuse, aux XIV et XVe siècles, les ducs d'Anjou, Louis 1er, Louis II et le roi René, princes éclairés et amateurs d'art, mènent une vie de cour brillante à l'abri. Elle servira aussi de prison à de multiples reprises. Elle abritera aussi une incroyable ménagerie d'animaux familiers mais aussi exotiques (léopards, lions, autruche, chameau, singes) que l'artiste Rémou propose dans une version contemporaine dans les jardins du château.

jardins

Château Angers

L'apocalypse

L'apocalypse détail

 

"La tenture de l'Apocalypse de saint Jean est une oeuvre de prestige de grande dimension (100 mètres !) commandée en 1375 par Louis 1er d'Anjou, frère du roi Charles V et réalisée en sept ans. C'est Jean de Bruges, peintre du roi qui en a donné les cartons. Elle est entièrement tissée en laine et était à l'origine constituée d'un ensemble de six tapisseries de six mètres de haut sur 23 mètres de long."

"Elle évoque les visions prophétiques de saint Jean et la lutte entre le Bien et le Mal : après le cortège de catastrophes s'abattant sur l'humanité, éclatera le triomphe du Christ !"

Je terminerai ce récit par un texte du pape François avec comme sujet "Etre heureux"

"Vous pouvez avoir des défauts, être anxieux et toujours en colère, mais n'oubliez pas que votre vie est la plus grande entreprise du monde. Seulement, vous pouvez l'empêcher d'échouer. (...)

Rappelez-vous qu'être heureux, ce n'est pas avoir un ciel sans tempête, une route sans accidents, un travail sans fatigue, des relations sans déceiptions. Etre heureux c'est trouver la force dans le pardon, l'espoir dans les batailles, la sécurité dans les moments de peur, l'amour dans la discorde. Ce n'est pas seulement de goûter au sourire mais aussi de réfléchir à la tristesse. Ce n'est pas seulement pour célébrer les succès mais pour apprendre les leçons des échecs. Ce n'est pas seulement de se sentir heureux avec les applaudissements, mais d'être heureux dans l'anonymat. (...)

Utilisez les larmes pour irriguer la tolérance. Utilisez vos pertes pour raffermir la patience. Utilisez vos erreurs pour sculpter la sérénité. Utilisez la douleur comme plâtre du plaisir. Utilisez les obstacles pour ouvrir les fenêtres d'intelligence".

 

 Voyager léger, au milieu des éléments naturels (soleil, vent, pluie) vous recentre au coeur de l'essentiel et vous transforme à jamais.

Dernière remarque : les vélos électriques ne sont pas les bienvenus à bord des trains. Trop encombrants pour le peu de place prévu... le chef du train m'a fait des remarques disant qu'il n'y aurait aucune amélioration prévue, tout du contraire, voire le banissement des VAE sur les trains. Pas rassurant.

Dans l'avenir, il faudra prévoir une boucle !

1eraoût : Retour par le train d’Angers à Orléans avec les vélos 15 h 17 – durée 4 h 30 – 37,5 € . Nous retrouvons la voiture en parfait état, laissée près de notre premier logement, dans un quartier calme. Nous sommes arrivées à Wavre vers 1 heure du matin, ravies de notre périple et pleines de nouveaux projets ! 

Un tout grand merci d'avoir pris le temps de me lire !

Bien à vous

Christine

 

 

 

 

 

mardi 28 mai 2019

Pour mieux comprendre le cas de Vincent Lambert

Bonjour à tous,

Il me semble que cette lettre permet de se faire une opinion sur le cas de Vincent Lambert. Cette question épineuse d'éthique n'est pas simple !

A vous de juger !

La décision récente d’interrompre l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert et le laisser mourir devrait être collégiale et correspondre à la loi Léonetti II. Or il me semble que sa situation ne répond absolument pas aux critères de cette loi, et ce, sur de nombreux points. Je m’explique :

  1. Il me semble que Mr Vincent LAMBERT n’a pas signé de son vivant de directives anticipées, puisque cela n’était pas en vigueur à l’époque de son accident.
    Seul le témoignage verbal de son épouse tendrait à croire qu’il désapprouverait cette situation de dépendance.
    Tout le monde sait que lorsque l’on est fort et bien portant, l’on peut lancer à la volée, à qui veut l’entendre et avec conviction, qu’on ne supporterait pas d’être un légume, et qu’il ne faudrait pas en cas d’accident insister pour être maintenu en vie…Or nous le constatons bien, nous médecins expérimentés dans ces questions de fin de vie, que la plupart des malades, une fois la maladie ou le handicap présents, trouvent d’autres ressources insoupçonnées, physiques, morales et spirituelles, pour lutter contre la maladie et partent souvent contre toute attente lorsqu’ils ont accompli ce qu’ils avaient à faire.
  2. Depuis 10 ans, s’il n’avait pas eu envie de vivre, Vincent Lambert se serait débrouillé pour contracter une pneumopathie ou une infection nosocomiale. Il serait décédé depuis longtemps.
    Or, il tient toujours, il a les yeux ouverts sur les photos ou les extraits de vidéo le concernant, il respire de manière autonome, il est dans un état stable, il est par conséquent bien vivant et absolument pas en fin de vie. Ce que des dizaines d’experts ont rappelé à vos services depuis ces derniers mois. Donc on ne peut argumenter sur la fin de vie imminente qui nécessiterait son euthanasie passive puis active.
    C’est bien ce qui dérange aujourd’hui et qui sème le doute dans la société. Vincent Lambert ne souffre pas d’abandon car il est régulièrement visité par ses parents et certains frères et sœurs, il est entouré et défendu avec ardeur par ses parents…Vincent Lambert garderait même de manière minime et subtile une vie de relation avec eux, il se sent sûrement aimé.
    C’est pour cela qu’il tient encore ! Pourquoi ne pas prendre le risque de le transférer dans une unité spécialisée même privée pour permettre à ses parents, qui lui ont donné la vie, de le garder en vie avec tout leur amour ? Quel bénéfice en retirent-ils, autre que celui de choyer et préserver celui qu’ils aiment, à qui ils donnent tout ? Pourquoi leur voler leur dernier combat de parents alors que rien n’est encore perdu ? Pourquoi critiquer leur foi chrétienne, alors qu’ils ne causent de tort à personne ? C’est une forme de discrimination envers eux. Pourquoi l’épouse n’abandonne-t-elle pas la tutelle si elle n’en peut plus, a déjà fait son deuil et souhaite refaire sa vie ? Le cas de Vincent Lambert ne doit pas être un porte-étendard idéologique pour la légalisation de l’euthanasie des personnes vulnérables ou non productives. Nous sommes au Pays des Droits de l’Homme, et la vie doit être protégée lorsqu’elle est encore là. Lorsqu’il y a un doute, il faut privilégier la vie !
  3. S’il s’agit d’un problème de place à l’hôpital, ou de budget transférons-le dans une unité privée ! Il y a sûrement des considérations financières, mais quelles sont-elles ? Il n’est pas cancéreux, pas atteint de VIH ou de maladie auto-immune avec biothérapie, qui coûtent quand même bien plus cher et n’a vraisemblablement pas besoin d’imagerie complexe, il n’a pas d’assistance cardio-respiratoire, il est juste nourri et hydraté dans un état stable. ( d’où le fait que l’on ressasse toujours les mêmes menaces depuis des années) Il a logiquement besoin d’une aide-soignante et d’une infirmière qui assurent le nursing et le changement de position, de la kiné pour éviter les escarres…L’administration de la nutrition et de l’hydratation par gastrostomie ou sonde naso-gastrique…Un lit médicalisé avec matelas anti-escarres et une potence…Bref : L’argument de la difficulté technique ou financière ne tient pas. 
  4. Il n’est pas non plus mentionné qu’il présente des souffrances insupportables qui nécessiteraient une sédation profonde, sauf si l’on ne veut pas voir en face des souffrances affreuses générées par l’arrêt même de la nutrition et de l’hydratation, qui entraînent la douleur cruelle de mourir de soif.Donc cet argument de soulager d’hypothétiques souffrances pour abréger sa vie ne tient pas non plus. 
  5. S’il devait y avoir la question de l’obstination thérapeutique, elle se serait posée il y a 10 ans, quand Vincent était entre la vie et la mort. Il a finalement choisi de vivre, avec l’aide et le dévouement des équipes médicales. Il ne s’agit pas non plus dans son cas présent d’une obstination déraisonnable car il ne s’agit pas de soins curatifs d’une maladie incurable, mais du soin corporel et nutritionnel de base d’une personne lourdement handicapée et sans défense.Si le problème est la survie artificielle du simple fait de la nutrition, car ce patient est incapable de se nourrir par lui-même du fait de ses paralysies, alors nous pourrions tirer la même conclusion au sens large pour les personnes âgées dépendantes, hémiplégiques, sans parler des bébés qui ne sont pas autonomes ! La nourriture est vitale pour tous, et un droit incontestable, même pour ceux qui ne peuvent se nourrir par eux-mêmes ! 
  6. Le médecin n’est pas le maître de la vie et de la mort et peut tout à fait se tromper dans son appréciationLorsque ma propre mère a eu un grave accident de la route, alors qu’elle m’attendait, enceinte de 5 mois, l’équipe médicale de neurochirurgie au 5e étage du CHU de Grenoble ( unité où a d’ailleurs été admis Michaël Schumacher après son accident de ski ) avait préconisé de pratiquer un avortement sur ma maman, traumatisée crânienne, pour tenter de la sauver.Mon père, à l’époque interne en Médecine s’y est opposé farouchement, et finalement, ma mère et moi avons eu la vie sauve, contre toute attente.L’accident avait plongé ma mère dans un coma profond, et lorsqu’elle a repris conscience, elle a été capable de répéter tout ce qui a été dit à son sujet autour d’elle, et même par les infirmières dans le couloir d’à-côté !C’est la raison pour laquelle nous devons avoir le plus grand respect pour la vie de tout patient dont la conscience est altérée. Il faut à tout prix éviter l’orgueil et la toute-puissance de la Médecine car nous ne détenons pas la Vérité absolue sur la vie et son mystère.J’aurais pu être victime d’une erreur d’appréciation médicale. Je n’ai heureusement pas de séquelles et ma mère a parfaitement récupéré ses facultés. Même si Vincent Lambert a des séquelles cérébrales irréversibles, il vit toujours, et nul ne peut dire ce qu’il pense et pourquoi il s’accroche. Cela échappe à tout le monde.Dans le doute, laissons Vincent en vie. Une partie de sa famille tient à lui et s’en occupe. C’est une chance pour lui, et non une maltraitance ! Il ne faudrait pas que la loi s’oppose à l’éthique et à l’intérêt-même de l’être humain.Ce n’est pas parce que quelque chose est légal qu’il est forcément moral et bon. Nous l’avons observé dans de nombreux pays autoritaires, où la loi a mené à des pertes humaines innombrables. L’Holocauste en est un exemple criant.Par ailleurs, aucune religion ne permet de donner la mort, il faut aussi en tenir compte. Dans notre monde en manque de repères moraux, culturels et éducatifs, quand on est en responsabilité, il faut bien discerner pour agir dans le sens du bien !
  7. En conclusion, je pense qu’une décision soi-disant légale d’interrompre les soins de confort et de nutrition de base chez un patient handicapé, va contre le caractère légal de la loi Léonetti, ce que j’ai détaillé plus haut. Le CHU de Reims ne peut pas se réfugier derrière cette loi.
    Ce serait tout à votre honneur de prendre une décision sage, conforme à votre conscience et au Serment d’Hippocrate. C’est la confiance de l’opinion vis-à-vis du corps médical qui est en jeu.
    Car la Médecine est là pour soigner, pas pour donner la mort, surtout dans ce cas tellement polémique. La Loi Léonetti II suffit amplement à répondre à la majorité des vrais cas de fin de vie qui se présentent et protège ainsi les soignants comme les familles dans leurs décisions. Ce n’est pas le cas de Vincent Lambert qui n’est pas mourant.
    Si Vincent Lambert vit toujours, alors je vous en supplie, respectez sa vie !

    Je vous prie d’agréer, Madame et Chère Consœur, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués,

     Dr Sabine PALIARD-FRANCO

     

    J'espère que cette lecture vous aura éclairé !

    A bientôt !

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mercredi 17 octobre 2018

Art Fair Antwerp 2018

Bonjour à vous tous,

Les Foires d'art contemporain sont des occasions de voir autrement, de ressentir des émotions, de rencontrer des gens passionnés et passionnants.

Je m'y rends dès que possible !

Pour découvrir un autre lieu que celui de Tour et Taxi à Bruxelles, je suis allée à Anvers, une ville en pleine mutation. Beaucoup de travaux, notament près de l'Escault ressemblent à un grand aménagement d'une promenade dotée de jeux en bois pour les enfants. Un must qu'il va falloir revoir dès l'ouverture avec les petits-enfants !

Voici mes coups de coeur pour cette foire.

Chez Art-Consultant, Brauckmann-art présente de l'art contemporain d'artistes hollandais connus, peintres ou sculpteurs.

www.brauckmann-art.nl - kunst@brauckmann-art.nl - Gsm : +31 610 890 807

"Le travail de Paula Evers (1942) au cours des dernières années présente un développement clair. Il  se divise en deux parties distinctes. 
D'une part, nous pouvons voir ses figures debout, qui d'une manière suggestive sont présentes dans ses tableaux. Tableaux qui ont souvent une qualité en trois dimensions, parce qu'ils sont construits avec d'autres matériaux, comme le sable, l'or et la poussière de cuivre. Paula peint de manière intuitive ses performances, sans idée préconçue ou d'un plan. 
D'autre part, nous voyons une série de paysages où la figure humaine semble avoir complètement disparue. De vastes zones terrestres sont brisées par une simple île."

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Puis j'ai croisé "Early Birds Art Gallery" - www.earlybirdsart.com -

Mark Dedrie - Markdearlybirdsart.com - Tél : + 32 0477 440 414

"Mark Dedrie, kunstenaar gespecialiseerd in vogelsculpturen, is als eerste Belg geselecteerd voor de museumshow ‘Art and the Animal’. Deze prestigieuze tentoonstelling wordt jaarlijks georganiseerd in de VS door de Society of Animal Artists. De expositie is de afgelopen 50 jaar te zien geweest op meer dan 50 locaties, waaronder musea, dierentuinen en kunst-, cultuur- en wetenschapscentra. Alleen de beste dierenkunst wordt tentoongesteld en het is dan ook een grote eer voor kunstenaars om deel te mogen nemen. De 58steeditie vindt plaats van 28 juli tot 23 oktober 2018 in het James Museum of Western and Wildlife Art in Florida."

Photo prise  dans le "Cultureel magazine", ci-dessous "Bronzen zwanen". A droite "Holiday : ijsvogel op palmblad"

 

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 "Mark Dedrie, artiste spécialisé dans les sculptures d'oiseaux, a été le premier belge à être sélectionné pour l'exposition Art and the Animal Museum, organisée chaque année aux Etats-Unis par la Society of Animal Artists et exposée depuis 50 ans, dans plus de 5à lieux dont des musées, des zoos et des centres d'art, de culture et de sciences. Seul le meilleur art animalier est exposé. C'est donc un grand honneur pour les artistes de participer. La 58e édition aura lieu du 28 juillet au 23 octobre 2018 au James Museum of Western et de WWildlife Art en Floride."

Mark Dedrie 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon troisième coup de coeur fut pour Janhendrik Dolsma avec plusieurs toiles qui représentent la mer, les vagues : habiter en Hollande et cotôyer des côtes fabuleuses, des canaux, des bras de mer... inspire beaucoup l'artiste ! Et me donne très envie de retourner dans ce pays pour des promenades en vélo sur leurs magnifiques pistes cyclables !

"De Kunstenaar is een expert in observeren. Hij schildert wisselende stemmingen en plotselinge of geleidelijke veranderingen in de atsmosfeer. Dat doet hij met overgave. Zijn minutieus geregistreerde impressies vervelen geen moment. Integendeel : ze openbaren ongekende diversiteit. Bijna terloops onthult de schiler dat er veel meer is tussen hemel en aarde dan een oppervlakkige waarnemer kan bevroeden."

Golf                                                                                                                                                                       "Buien of Zee"

mer 2,3,4

mer 1

 

"Kustlijn"

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"L’artiste est un expert en observation, il peint des ambiances variées et des changements soudains ou graduels dans l’atmosphère, il le fait avec reddition, ses impressions méticuleusement enregistrées ne laissent pas un instant, au contraire : elles révèlent une diversité sans précédent. il y a beaucoup plus entre ciel et terre qu’un observateur superficiel ne peut imaginer. "

J'ai passé un super moment. De nombreuses sculptures m'ont fait sourire : ne croyez pas à la disparition des ours blancs : ils étaient nombreux ici !

Bonne lecture malgré les traductions google parfois approximatives !

 www.prestaart.com - hs.prestaart@gmail.com - Tél : +33 (0)466 74 44 57

Michel Audiart

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mardi 16 octobre 2018

La Foire du Verre à Lasne, les

Bonjour à vous tous,

En ce beau début d'automne, je suis allée m'enfermer tout un week-end à la Foire du Verre à Lasne, en tant qu'exposante ! 

J'étais entourée de deux artisans (artisanes !) d'art, l'une en création de bijoux, l'autre en création de vitraux.

Deux personnes fort sympatiques dont j'aimerai vous parler car l'artisanat d'art mérite vraiment notre attention. Beaucoup de travail pour des pièces magnifiques !

La première,  Anne Janssens, travaille avec son mari Alain Deguide à la création de perles filées à la flamme sous le nom de Bagatelles créations.

www.bagatellescréations.be - janssens_anne@hotmail.com - facebook/bagatellescréations. Gsm : 0475 95 62 25

"La technique de la perle de verre filée au chalumeau à connu son apogée à Venise et cela dès le 16e siècle.
Nos perles de verre sont créées à partir de baguettes de verre colorées dans la masse et fabriquées artisanalement.
Elles proviennent d’Italie, d’Allemagne, mais aussi des Etats-Unis.

Chaque perle est recuite après sa réalisation dans un four à une température de 500 degrés.
Cette recuisson du verre assure sa solidité et sa durabilité dans le temps.
Nos perles sont d’ailleurs garanties pour leur solidité et leur qualité de fabrication."

Anne a suivi de belles études d'art et une formation très complète pour cet art spécifique de la perle de verre filée.

Etude à l’Académie des Arts de Braine-L’Alleud en traits, couleurs et volumes et en pratique expérimentale, chez Javier Fernandez. Exposition personnelle à Paris de ses œuvres en acrylique.

Diplômée de l’Ecole Européenne des Antiquaires.

Publication à Paris en 1996 du mémoire de fin d’étude sur « L’orfèvrerie et le sucre en France et en Belgique du 18e au 20e siècle.

Guide au Château de Seneffe et au musée Ianchélévici. Animatrice-plasticienne dans l’enseignement primaire et maternel.

Conceptrice d’outils pédagogiques, prix de la fondation Roi Baudouin en 2004 pour une malle pour les personnes à mobilité réduite .

Formation sur la perle de verre chez Frédéric Marey.

Formation sur le verre filé au chalumeau avec Lucio Bubacco maître verrier vénitien à l’Université du verre de Sars Poterie.

Artisanne reconnue par l’Office des métiers d’art du Hainaut"

La voici au travail à la Foire du Verre.

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Vous pouvez admirer et commander ses perles sur son site internet.

 

L'autre artisanne s'appelle Marie-Laurence Leguet-Sikaly et travaillent sous le nom de Studio Univerre

info@studio-univerre.com et www.studio-univerre.com - Tél : 0487 48 04 34

Ce qu'en dit Marie-Laurence :

"C’est vers la fin des années 90 à l’atelier « Glas-Gestaltung » d’Audrey Otterbein à Langen en Allemagne que je m’initie au travail du verre et tout particulièrement aux techniques du Tiffany et de la mosaïque. Le verre en relation avec la lumière opère sa magie sur moi, pour ne plus me lâcher. Au début, je reproduis des modèles existants, mais très vite, je vais développer mes propres créations.

A mon retour en Belgique, il y a 5 ans, c’est au « Centre Belge du Vitrail Pierre Majerus » sous les yeux attentifs de Pierre Dognaux, Patrick de Jager et Saskia Lupini-Klute que je m’initie au vitrail sur plomb et à la peinture sur verre. Le besoin de créer s’anime toujours plus en moi.

Je ne cesse d’être fascinée par la complexité du travail du verre qui requiert créativité artistique, mais aussi capacités techniques, rigueur, persévérance, méthode, précision, sens du détail… Toutes ces qualités que je m’exerce à développer toujours plus et qui, je l’espère, se révèlent dans mes créations verrières.

Forte de presque 20 ans d’expérience dans le travail du verre, je veux, plus que jamais, partager ma passion pour cette matière extraordinaire et mettre mes capacités de pédagogue au service des enfants, ados et adultes pour faire découvrir le verre, transmettre un savoir-faire, désacraliser l’art du vitrail et surtout démocratiser ces techniques ancestrales."

"Le Studio UniVerre est un atelier spécialisé dans la création de vitraux et d’objets décoratifs en verre.  La démarche est de revisiter les arts parfois séculaires; d’innover  et de créer des objets originaux pour les réintégrer dans l’architecture ou le décor d’intérieur contemporain tout en préservant le savoir-faire."

Mes créations sont réalisées selon quatre méthodes différentes : 

  • Le vitrail traditionnel au plomb
  • La peinture sur verre à la grisaille
  • Le Tiffany
  • La mosaïque

"Le Studio UniVerre est un atelier spécialisé dans la création de vitraux et d’objets décoratifs en verre.  La démarche est de revisiter les arts parfois séculaires ; d’innover  et de créer des objets originaux pour les réintégrer dans l’architecture ou le décor d’intérieur contemporain tout en préservant le savoir-faire."

Marie-Laurence organise des formations pour enfants, ados et adultes afin de leur faire découvrir cet univers ainsi que des stages d’initiation au travail du verre  pour enfants et ados de 6-15 ans pendant les vacances scolaires.  Ce sont des activités organisées autour d’un thème qui varie d’une semaine à l’autre et que les enfants choisissent.

Voici son très beau travail : ci-dessous "Autumn leaves"      A droite : "Vacuité"Vacuité Copie

Autumn Leaves - Copie

bijoux - Copie

 

Des bijoux et cette oeuvre que j'aime plus particulièrement : "Emergence".

En cette période de fin d'année où les cadeaux vont à nouveau "pleuvoir" dans la majorité des familles, privilégions le travail des artistes, des créateurs, des artisans afin qu'ils puissent continuer à nous réjouir de leur sensibilité !

Bonne continuation à tous.

 

 

Emergence - Copie

 

 

 

 

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vendredi 22 juin 2018

Julien Friedler, un philosophe, écrivain et artiste belge à découvrir !

Bonjour à tous,

 La Galerie "Valverde Art Gallery", jeune galerie parisienne installée Place des Vosges dans le 4e arrondissement de Paris avait investi les lieux du 44 rue de la Concorde à 1040 Bruxelles, près du Sablon, avec la très belle exposition de Julien Friedler "La Parole des Anges" et ce du 23 au 30 mai 2018.

J'y ai été fort bien reçue par Marc Valverde dont voici les contacts : Tél : 06 13 60 14 51 - valverdegallery@gmail.com et wwwvalverde-gallery.com et j'ai rencontré sur place des personnalités intéressantes !

Voici ce qu'écrit Dominique Stella dans le livret qui nous fut remis.

"Julien Friedler est né en 1950 à Bruxelles. Il vit et travaille à Monaco.

L'exposition présente des oeuvres picturales réalisées au début des années 2000, qui développe dans un langage crypté toute une symbolique de signes composant le tableau.

Ces pictogrammes souvent sur fond noir proposent un récit coloré et mystérieux que l'artiste nous invite à déchiffrer."

Ci-dessous : "Extase - 2002 Acrylique sur toile"

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"L'exposition compte quelques exemple remarquables de ce cycle pictural, conceptuel dans son contenu et esthétique par sa forme dans lequel Friedler met en place un langage codé, ésotérique, primordial, basé sur une mystique du signe."

(Un cahier des principaux signes avec leur interprétation était à la disposition du public pour une meilleure compréhension des oeuvres.)

Julien Friedler nous informe : "La Parole des Anges est une mystique, une langue fondamentale sous-jacente à la prolifération des discours, chaque signe, voire l'entièreté du tableau pourront donc faire l'objet d'une méditation".

"A travers la mise en place de ce langage, Julien Friedler établit une cartographie des concepts qui interrogent l'homme sur l'idée du Sacré dont il tente d'interpréter les mystères par le biais d'une écriture quasi religieuse". 

L'artiste, Julien Friedler, présent dans la salle, a prononcé un petit discours où il disait en substance : "Dans cette crise identitaire que nous vivons, ce chaos, l'artiste rétablit les repères dans ce monde où tout est rapide, instantané. La méditation, l'arrêt sur l'image dans le quotidien apporte du recul, de la patience, de la lenteur. L'artiste génère hors temps et hors espace un espace de paix et de beauté qui nous rapproche de la vérité."

J'ai pensé alors au très beau livre de Charles Pépin "Quand la beauté nous sauve" et qui dit ceci "La beauté ne se regarde pas : elle se vit. Voilà la force de la beauté : elle nous rappelle que nous pouvons habiter le monde".

"Papier peint - 2013 - acrylique sur papier" et "Thème et Variations" - 1998 - acrylique sur toile"                   

                                                                                                                                   

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5d4eb3e075ab491981f3b7f03a81801d       Viva Zapata - 1998 - acrylique sur toile

 

Et pour conclure, je retiens cette phrase de Spinoza : "Tout être s'efforce, autant qu'il est en son pouvoir, de persévérer dans son être". C'est ce que je ressens à la lecture de ces oeuvres, un profond désir de l'artiste d'être lui-même et de nous faire partager son cheminement intérieur.

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